Le défi de la formation

La bataille décisive de la compétence et de la connaissance est amorcée dans l’Algérie nouvelle, déterminée à relever, avec toutes les capacités humaines et matérielles dont elle dispose, le défi de l’intégration et de la performance, dans le nouveau monde hautement technologique. Quelques jours seulement après la célébration de la journée du Savoir, dédiée à la promotion des sciences et des valeurs culturelles, le rôle avant-gardiste d’une élite politique et scientifique est indéniablement la matrice de l’Algérie nouvelle, en digne héritière de l’Algérie novembrienne victorieuse du siècle colonial, de l’analphabétisme généralisé, de l’ignorance, de la dépersonnalisation et de la misère endémique. Il est particulièrement éloquent que le devoir de mémoire, marqué par la consécration de la journée nationale des Scouts musulmans (27 avril), en reconnaissance aux sacrifices du chahid Mohamed Bouras, dicte le processus de renouveau politique, économique et social. Au cœur du changement, l’élément humain est la principale richesse de l’Algérie, forte de la génération des 10 millions d’élèves et du million d’universitaires aptes à mener la bataille du développement. L’exigence de la formation a été fortement réitérée au Conseil des ministres, tenu dimanche. Le cap est mis sur une cadence accélérée dans la réalisation des écoles supérieures spécialisées dans le domaine de la technologie, dont Sidi Abdallah est le pôle d’excellence, des mathématiques et de l’intelligence industrielle. L’émergence d’une élite scientifique permet une entrée en force dans le monde de l’innovation, de la connaissance et des nouvelles technologies de l’information. Cette préoccupation concerne aussi la catégorie des personnes à besoins spécifiques, désormais dotées, dès l’année prochaine, d’une école nationale pour la formation des enseignants spécialisés dans l’apprentissage des sourds-muets et d’un établissement hospitalier pour une prise en charge efficace des malentendants et des enfants autistes. Dans le domaine artistique, le président de la République a plaidé pour un baccalauréat des arts (audiovisuel, théâtre, cinéma…), pour la formation d’une génération apte à valoriser le patrimoine national et à jouer un rôle clé dans la diversification économique, à travers une production performante. Très attendu, le dossier sensible de l’importation des véhicules a été soulevé au Conseil des ministres, adoptant une démarche fondée sur la simplification, l’efficacité et une coordination intersectorielle. Deux décisions importantes ont été prises. Il s’agit de l’affectation d’un quota de 15% aux véhicules électriques et de l’autorisation d’importation par les concessionnaires des véhicules d’une cylindrée du moteur ne dépassant pas 1,6 litre. Le chapitre de l’activité des concessionnaires est donc clos.
El Moudjahid

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