Le consensus au service du renouveau

L’Algérie des libertés individuelles et collectives, ancrée dans une Constitution consensuelle, traduit indéniablement une volonté de changement et d’ouverture sur la classe politique, à l’épreuve des urnes, et sur la société, particulièrement la jeunesse et le mouvement associatif appelés à s’investir pleinement dans le processus de renouveau. Le rôle actif des partenaires de la nouvelle Algérie est matérialisé par la mise en place imminente de l’Observatoire de la société civile et du Haut Conseil de la jeunesse, annoncée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans un discours à la nation prononcé le jour de la commémoration de la Journée nationale du chahid et à la veille de la célébration du 2e anniversaire du Hirak. Convenons-en : l’Algérie du changement est fondamentalement imprégnée des valeurs de liberté, de solidarité, d’unité et d’un attachement viscéral à la souveraineté nationale, repris en force, en dignes héritiers des artisans de la grande révolution de Novembre, par le Hirak béni et constitutionnalisé.
À l’heure de la guerre cybernétique qui cible l’Algérie, occupant le premier rang dans le monde arabe des pays exposés aux attaques féroces des faiseurs de chaos, le front uni de toutes les urgences s’impose pour stopper la dérive du néo-Hirak aux mains des apôtres de la fitna et de l’extrémisme, et mettre en échec les manœuvres de déstabilisation avérées, clairement traduites par la normalisation honteuse et le compromis conclu avec les organisations terroristes légitimées et financées par le truchement du paiement des rançons.
Les révélations de terroristes ont pointé du doigt les euros de la déstabilisation et les tentatives de récupération du Hirak. L’Algérie du changement démocratique et de la résistance aux projets coloniaux et néocoloniaux ne peut laisser indifférent.Elle avance à pas sûrs vers un nouveau destin renouant avec la volonté populaire placée au cœur de la dynamique de renouveau politique, institutionnel, économique et social. Forte d’une démarche consensuelle qui transcende les divergences, la nouvelle Algérie privilégie le dialogue national consacré, à la veille des annonces phare faites par le président de la République, par la rencontre avec 6 partis politiques. Dans des délais record, des avancées démocratiques, suite au Hirak salvateur, ont été enregistrées. Elles marquent un engagement indéniable du président de la République «à l’écoute et très réceptif», assure le conseiller du premier secrétaire du FFS.
Cette volonté de dialogue, reconnue par les partenaires politiques acquis à la dynamique de changement, se caractérise par les mesures d’apaisement prises en faveur d’une cinquantaine de personnes touchées par la grâce présidentielle. Elle participe au renforcement du capital confiance, tributaire de l’avènement d’institutions locales et nationales crédibles. La dissolution du Parlement et la tenue de législatives anticipées lancent la bataille de la représentation réelle, de la compétence et du mérite, pour mettre fin à la corruption, à la fraude, au clientélisme et à l’emprise des milieux d’affaires sur les rouages de l’État. Ce sont là les critères de gouvernance qui disqualifient certains secteurs d’activité ministériels coupables de lacunes et de manquements aux droits citoyens. Le remaniement ministériel, qui se fera incessamment, est la manifestation d’un changement en profondeur dans la conduite des affaires de l’État. L’ère du renouveau est donc aux portes de l’Algérie conquérante, à la voix forte dans les forums internationaux et soucieuse du respect des principes immuables inhérents au soutien indéfectible aux causes justes, au Sahara occidental et en Palestine, et aux peuples victimes de l’intervention et de l’ingérence étrangères. La main tendue au peuple libyen et la victoire éclatante de Kidal, garantissant le retour de l’État malien dans cette région désertée depuis 6 ans, constituent les fondements de l’Algérie de la solidarité, de la paix et de la stabilité régionales.
El Moudjahid

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