La fête du changement

La fête du travail et des travailleurs est, cette année, marquée du sceau des défis de l’Algérie nouvelle, engagée dans la bataille de la croissance et de l’intégration dans le nouveau monde hautement compétitif. Dans cette dynamique, la valeur intrinsèque du travail productif est la norme qui autorise le passage de l’ère désastreuse de la rente et de la dépendance des hydrocarbures, à une économie diversifiée, concurrentielle et créatrice de richesse et d’emploi. Elle consacre la quête d’une économie du savoir et de la connaissance, imposée par les exigences de la révolution numérique et conçue, inévitablement, comme le levier de la croissance à fortes potentialités humaines et matérielles communément admises. Un intérêt accru est accordé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à la consolidation des start-up, dont le nombre passera à 1.500 à la fin de cette année. Toutes les facilités sont accordées pour l’accompagnement des porteurs de projets et des jeunes. Il s’agit essentiellement de la création d’un fonds d’investissement spécial et des exonérations fiscales prévues par le décret exécutif adopté la semaine écoulée. Au cœur du changement, les nouveaux capitaines d’industrie, les investisseurs intègres et les travailleurs sont le cœur battant de la nouvelle Algérie, fondamentalement marquée par un attachement viscéral au caractère social inscrit dans les valeurs novembriennes de justice, de progrès et de dignité.
À l’heure des manœuvres de déstabilisation visant à perturber le climat social, il est de la plus haute importance de renforcer le front social, pour barrer la route aux aventuriers et mettre en échec les tentatives politiciennes impliquant une noria d’organisations syndicales non agréées versées dans la surenchère stérile et irréaliste. «Certes, l’exercice des libertés syndicales est un droit consacré par la Constitution et garanti par la loi, mais son exploitation abusive et arbitraire ne sera que contre-productive», a affirmé le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, à l’issue de la réunion du gouvernement tenue le 28 avril. Prudence et discernement. Les agitateurs érigés en instrument de pression partisane et politique ne sont pas forcément les meilleurs alliés des travailleurs.
Parmi les acquis sociaux, il y a lieu de revenir sur le décret présidentiel fixant le salaire minimum garanti (SNMG) à 20.000 DA. Les couches défavorisées ont droit à l’exonération de l’Impôt sur le revenu global (IRG) pour les salaires de moins de 30.000 DA. Ces décisions concernent plus de 6 millions de travailleurs et traduisent, malgré la conjoncture économique et financière difficile induite par la pandémie, une attention particulière pour une amélioration des conditions de vie des travailleurs, tributaire d’un dialogue social fécond.
El Moudjahid

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