L’Algérie à l’épreuve de la déstabilisation

La main insidieuse de l’étranger, que les relais locaux des puissances occidentales s’emploient à minimiser, voire tout simplement nier, n’est pas une lubie. Loin s’en faut. À l’heure de la guerre de 4e génération, mobilisant les nouveaux médias sociaux, et associant des éléments et des groupes recrutés dans des pays-cibles, elle est une réalité qui caractérise le monde globalisé, négateur de la souveraineté nationale, et marqué par la volonté de contrôle et d’exploitation des ressources, notamment pétrolières. Elle se manifeste dramatiquement, sous l’étendard de la démocratisation et des valeurs humanitaires, dans le «printemps arabe» à feu et à sang, «en parfaite illustration du cocktail du Smart Power» à plusieurs acteurs, dit l’expert en géopolitique, Arslène Chikhaoui. Ce sont principalement des intervenants puisés dans le monde underground des NGO (Non Gouvernemental Organization), des NGI (Non Gouvernemental Individual), des Think Tanks et des entreprises. Dans cette guerre non conventionnelle, supplantant la stratégie d’intervention militaire directe coûteuse et inefficiente, la mise en garde de l’ancien ambassadeur, Noureddine Djoudi, apporte un éclairage précis sur les menaces de déstabilisation qui visent la nouvelle Algérie, soumise à un encerclement et confrontée à une campagne haineuse menée par des forces revanchardes et une monarchie aux abois pactisant avec le sionisme. Il devient dès lors urgent d’immuniser le Hirak des velléités d’instrumentalisation et d’infiltration, clairement établies par la participation aux manifestations de leaders de partis politiques, pourtant bannis par le Hirak originel, et une coalition impliquant une tendance se réclamant de la modernité, des valeurs républicaines et de la démocratie. Le néo Hirak est le cheval de Troie dans cette stratégie de tension permanente aux frontières de la nouvelle Algérie attaquée de toutes parts. Les institutions nationales et, en rempart inébranlable, l’Armée nationale populaire (ANP), sont particulièrement visées pour porter atteinte aux fondements de l’État, à la souveraineté et à l’unité nationales.
Cible d’un acharnement sans précédent, distillant des informations infondées, tantôt sur sa maladie et sur une prétendue démission, tantôt sur son désaccord avec l’institution militaire, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a pointé du doigt, lors de sa rencontre avec les représentants de médias, les 89 sites du voisin belliqueux diffusant à partir de l’Europe, avec le soutien logistique et technologique de l’entité sioniste, dénoncé par d’autres parties.
«L’ANP est mon plus fort soutien. Elle protège la patrie, la Constitution et les frontières, et, sans elle, les terroristes auraient pu infiltrer les marches populaires», a indiqué le président de la République. Au service de la stabilité, de la démocratie et de la défense de la souveraineté nationale, l’ANP saura surmonter, avec la solidarité efficiente de toutes les forces patriotiques, la nouvelle épreuve imposée par les apôtres du chaos, manifestement dérangés par l’Algérie qui avance vers un avenir démocratique et la construction d’une économie prospère et compétitive.
El Moudjahid

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