Engagement et équité

Seul le dialogue paie. Moins d’une semaine après les décisions prises en Conseil des ministres, portant sur l’amendement du code de pension militaire, le processus de régularisation a été rapidement enclenché. Dans son intervention, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a effectivement exprimé son engagement à prendre en charge toutes les préoccupations de la grande famille de l’Armée nationale populaire (ANP), «en reconnaissance aux sacrifices consentis». L’importance d’un amendement du code de pension militaire s’impose pour permettre son adaptation, sa pérennisation et un «traitement équitable» de toutes les requêtes. Présents en première ligne dans le combat contre le terrorisme abject, dont, il faudra le préciser, certains de ses résidus veulent faire main basse sur le Hirak dévoyé, les soldats de la République méritent assurément une attention particulière, en adéquation avec une volonté indéniable de contribuer à une amélioration significative des conditions de vie des retraités de l’ANP et de leurs ayants droit. Selon le président de l’Organisation nationale des retraités de l’ANP, Tamer Ghodbane, plus de 20.000 dossiers de radiés devaient être examinés, sur initiative du ministère de la Défense nationale (MDN), avant la fin du mois de janvier. Le cas des retraités concernés par la «prime d’invalidité» a également bénéficié d’un examen minutieux. Une prise en charge réelle et efficiente de la situation des retraités militaires et/ou civils, de ceux qui sont atteints d’infirmité ou de maladies imputables au service et de leurs ayants droit est au cœur du nouveau code de pension, destiné à favoriser le règlement définitif du dossier. Une batterie de mesures juridiques, sociales et financières a été introduite, pour veiller à consacrer les droits du personnel de l’ANP. Cette démarche judicieuse contribue à un apaisement des tensions, de sorte que l’ANP et l’Algérie fassent bloc, comme de tradition, car confrontées à une campagne de déstabilisation féroce alimentée par des puissances revanchardes et des nostalgiques d’un passé révolu. À nos frontières, la menace induite par la coalition maroco-sioniste éclaire davantage sur les enjeux de la nouvelle guerre dite de 4e génération qui vise la dislocation de la cohésion nationale et l’instrumentalisation des porte-voix autoproclamés du néo-hirak.
EL Moudjahid

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