Culture démocratique et pluralisme

L’Algérie des institutions légitimes et des libertés fondamentales est en marche, pour valider, le 12 juin, le choix souverain du peuple qui aspire à un avenir meilleur, compromis, deux décennies durant, par le règne de la corruption, de la fraude électorale massive et des pratiques antidémocratiques. Le renouveau se mesure à l’aune de l’engagement du Président Abdelmadjid Tebboune de tout mettre en œuvre pour la réussite du scrutin de la transparence et de la légitimité populaire jamais connu auparavant.
Aux critères d’impartialité, concrètement traduite par la suspension des activités sur le terrain des membres du gouvernement, toutes les garanties d’une compétition loyale et concurrentielle sont assurées par l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie), chargée de la mission d’organisation, de surveillance et de contrôle des sources de financement soumises à des conditions draconiennes. Le temps de l’omniprésence de l’Administration et du financement occulte, attesté par les procès scandaleux suivis par l’opinion publique, est terminé. Dans la nouvelle configuration, la dimension morale et éthique prônée par les candidats en lice représente indéniablement une avancée considérable inscrite dans le marbre de la Constitution, bannissant le recours à la violence ou à la contrainte, les comportements irrévérencieux et l’obédience envers les puissances étrangères dont se sont rendus coupables la nébuleuse islamiste radicale et le mouvement séparatiste. Tout est pour le mieux à l’entame de la deuxième semaine de campagne. Le processus électoral avance dans des conditions d’exemplarité qui renseignent sur l’implication des partis politiques et des représentants des indépendants dans la réussite du rendez-vous décisif du 12 juin. «Globalement positif», le président de l’Anie, Mohamed Charfi, a dressé un bilan élogieux, lors de sa conférence de presse, sur l’évaluation de la première semaine qui n’a enregistré aucune doléance des candidats, aucun dépassement et aucune atteinte aux symboles de l’État. L’enracinement de la culture démocratique, aux antipodes du discours de la haine, consacre, dans toute sa plénitude, une ère nouvelle qui permet le renouvellement du paysage politique, dominé par l’entrée en force des indépendants et des jeunes en compétition avec les formations politiques, elles-mêmes séduites par les perspectives de rajeunissement puisées dans le réservoir de la société civile. Pour la première fois, le carcan partisan a été abandonné au profit des candidats non militants et non structurés dans les partis. Les 17.000 compétiteurs vont pouvoir livrer bataille et conquérir les faveurs du suffrage universel pour lequel plus d’un milliard de bulletins de vote ont été imprimés par l’Anie. Dans cette compétition plurielle, le verdict des urnes fera émerger une majorité présidentielle ou parlementaire en charge de la nouvelle forme de gouvernance, fondée sur l’alternance et l’équilibre des pouvoirs.
EL MOUDJAHID

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