Assainissement

La volonté du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de rompre avec un système politique suranné, de restituer à l’activité partisane tout le crédit indispensable à son essor, est plus qu’évidente.
La détermination à assainir un paysage politique, de plus en plus bancal, fortement affaibli par des pratiques malsaines dues à une autocratie quasi absolue, constitue une réponse urgente aux aspirations du mouvement populaire depuis son émergence le 22 février 2019.
Des millions d’Algériens ont investi les rues et réclamé avec un sens civique inégalé, une vigoureuse redynamisation de la scène politique d’où sera bannie la corruption dans ses manifestations les plus nocives.
Cette revendication a été exaucée et a trouvé sa déclinaison à travers l’amendement constitutionnel, la prochaine révision des lois sur les partis et les élections.
Ce sont autant de garde-fous qui devront nécessairement déboucher sur un substantiel renouvellement du personnel politique, garantir une immunisation contre la récurrence d’élections biaisées, des candidats cooptés et des sièges aux assemblées élues, répartis dans le silence des alcôves.
Désormais, les conditions sont propices pour vaincre la réticence de la jeunesse et l’inciter à investir massivement le jeu politique. Les prochaines élections législatives et locales prendront les contours d’un véritable rempart contre les intérêts mesquins et l’opportunisme obsédant des adeptes de la politique «politicienne».
Un Etat de droit politiquement fort, régi par les principes de transparence ne doit plus tolérer l’intrusion de l’argent sale, le trafic d’influence ou l’achat des consciences.
L’opinion publique s’est constamment démarquée de ces honteux marchandages qui se perpétraient à ciel ouvert, à la veille d’échéances électorales cruciales.
Des dérapages décevants et de flagrants abus de «politicards» imprudents ont occasionné un vrai gâchis et ont discrédité la représentation populaire.
Le méfait le plus dévastateur de cette exacerbation de la vénalité politique est qu’à l’étiolement de la vie politique, au rejet des citoyens, s’ajoutait l’inutilité de scrutins qui n’avaient plus aucun sens, faute d’un minimum d’éthique.
La moralisation de la vie publique et politique à travers la mise en place de mécanismes institutionnels et juridiques efficaces est un des engagements du chef de l’Etat et un défi majeur contre la perversion des mœurs politiques.
Dans cette bataille de la crédibilité, dans cette quête de la confiance, s’impose la réhabilitation d’une société civile libre, active, à laquelle Abdelmadjid Tebboune, accorde tout son soutien. Le chef de l’Etat s’est engagé à accorder l’agrément à un mouvement associatif présent sur le terrain, nullement inféodé aux partis politiques, indemne de toute visée idéologique et de toute tentation lucrative.
Ce mouvement citoyen s’est particulièrement distingué sur le front de lutte contre la Covid-19.
Le parachèvement du choix constitutionnel, véritable apanage de la nouvelle Algérie, la concrétisation des efforts pour une classe politique affranchie de ses vieux démons, sont un très bon signe qui augure de la mise en place d’institutions crédibles.
El Moudjahid

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