Accélérer la cadence

Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé, dimanche, une réunion du Conseil des ministres, consacrée à l'évaluation du bilan annuel 2020 des secteurs ministériels. Un passage obligé sans lequel on ne peut escompter un quelconque progrès ni avoir une juste perception du chemin parcouru sur la voie du renouveau.
C’est dans cet esprit qu’il faut placer la tenue de ce Conseil des ministres dont les décisions sont vivement attendues par les citoyens qui ont à cœur de soutenir la ferme volonté du Président d’accomplir le saut qualitatif en faveur d’un véritable développement. Sans complaisance ni autosatisfaction, il est certain que cet état des lieux va permettre un maximum de visibilité et d’éclairages sur la cadence à imprimer à la concrétisation des 54 engagements électoraux pour l’édification de l’Algérie nouvelle. Au vu de la situation que traverse le pays, des tâches à accomplir, l’indispensable recours à une évaluation périodique, judicieuse du travail accompli, est opportun au regard de la nécessité d’entamer une nouvelle ère où le maître-mot porte sur un mode de gouvernance plus sain et plus équilibré, en faisant le choix de la compétence et de la confiance. Cela passe par des déficits à combler, des dysfonctionnements à éliminer, par une valorisation des résultats enregistrés et la fructification des réalisations engrangées durant une première année du mandat présidentiel, en dépit d’une conjoncture sanitaire qui n’aura pas facilité les choses. Il est impératif d’être particulièrement intransigeant sur les priorités à prendre en charge, d’en garantir l’effectivité et la fiabilité dans les délais prévus en vue d’améliorer la qualité de vie du citoyen. Pour ce faire, le chef de l’Etat veille à ce que les membres du gouvernement se mettent à l’écoute des aspirations et des revendications légitimes de la population, à ne pas hésiter à aller au devant de ses difficultés quotidiennes. Les efforts du Président sont concentrés sur la consécration d’un Etat régi par la rigueur dans le travail de commis attentifs aux préoccupations des Algériens et non pas celui de fonctionnaires insensibles et nullement désireux de régler les problèmes. Le temps du laxisme est révolu et les responsables, à tous les niveaux, qui font preuve de passivité, d’inertie dans l’exercice de leur fonction auront des comptes à rendre. La situation des zones d’ombre, auxquelles l’Etat consacre le plus clair de ses efforts pour les extirper d’une honteuse précarité, est révélatrice de ce manque de considération qui a tant prévalu dans ces régions enclavées de l’arrière-pays où des enfants dépenaillés vont encore à pied à l’école. L’injection massive d’argent ne pourra donner ses fruits qu’à condition de voir le mode de gestion et certaines mentalités changer radicalement.
Contrairement au pessimisme de certaines analyses tendancieuses, le pays possède une réelle marge de manœuvre pour retrouver le rang qui doit être le sien. Le Président a fixé les bons choix stratégiques et la conduite à tenir en cette occurrence. De surcroît, les affaires de l’Etat ne risquent plus d’être freinées par une quelconque décision occulte. El Moudjahid

Multimedia