À l’école du patriotisme

L’approbation par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de l'institution du 27 mai, date d'exécution du chahid Mohamed Bouras, journée nationale des Scouts musulmans algériens, est une autre décision qui préserve la mémoire nationale, renforce les liens de solidarité, les vertus du volontariat, l’apprentissage de la discipline et le sens du partage. Ce sont des valeurs qui développent les capacités intellectuelles, spirituelles et sociales des jeunes.
En cela, le scoutisme, école de nationalisme, pépinière de valeureux militants, la plupart étant tombés héroïquement au champ d’honneur, reste un exemple d’éducation et de formation de citoyens responsables.
Les SMA avaient porté à bout de bras le Mouvement national et l’avaient accompagné dans les moments les plus difficiles de son histoire. «Je mise sur la société civile pour son honnêteté et je crois en le mouvement associatif», avait déclaré le chef de l’État, qui affiche une détermination à consolider son rôle dans une dynamique de raffermissement assidu de ses apports à la collectivité.
D’une manière générale, le mouvement associatif participe à l’éveil des consciences, en plus de la concrétisation de la démocratie participative. Tous ces jeunes qui s’investissent bénévolement, qui innovent et se dévouent en permanence, ont donné la preuve de leur aptitude à se montrer disponibles en toute circonstance, même durant les situations les plus critiques. Les occasions de prouver leur engagement envers le pays sont nombreuses et se vérifient en permanence. Des actes significatifs traduisent la volonté d’Abdelmadjid Tebboune à préserver la mémoire nationale. Il avait pris la décision d’instituer le 8 mai de chaque année, journée nationale de la Mémoire, diligenté la création d’une chaîne thématique de télévision qui a pour nom «Adhakira», consacrée à l’histoire, avec pour référence essentielle, la Révolution de Novembre. Elle constituera un support pour le système éducatif dans l’enseignement de cette matière à toutes les générations.
En outre, il avait donné instruction à l’effet de parachever l'appellation des agglomérations et quartiers des villes des noms des martyrs de la résistance populaire et de la glorieuse guerre de Libération et de restaurer des monuments historiques. Les Algériens avaient vécu un évènement exceptionnel que nous avons de la peine à exprimer avec des mots.
Il s’agit des restes mortuaires de 24 valeureux chouhada des résistances populaires, gardés dans des boîtes, séquestrés au musée d'Histoire naturelle de Paris, cruellement privés de sépultures plus d'un siècle. Ils ont été inhumés au carré des Martyrs à El-Alia. Justice leur a été rendue, et ces héros reposent désormais dans la terre de leurs ancêtres. L’Algérie se réconcilie avec ses repères flamboyants et ses symboles.
Les faits l’obligent, surtout que des tentatives malveillantes pour altérer des pans importants de notre histoire sont accomplies par des cercles et des officines revanchards.
Tant de décennies après le recouvrement de notre indépendance, des nostalgiques, des lobbies outre-Méditerranée, se mettent, dans un élan irrationnel, à glorifier «les bienfaits» de la colonisation. Un comble.
El Moudjahid

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