lundi 19 octobre 2020 16:19:58

Représentativité et équité

PUBLIE LE : 01-10-2020 | 0:00 | EL MOUDJAHID

La locomotive électorale est lancée. Dans la perspective du rendez vous historique du 1er novembre, attendu avec impatience pour combattre les forces d’inertie incompatible avec la volonté populaire de changement, le lancement de la campagne électorale est un  moment privilégié qui, en attendant le verdict des urnes incontournable, permet à la classe politique de sortir de son long coma provoqué par l’onde de choc du Hirak originel signifiant la fin des compromissions, de la répartition des quotas dans les institutions nationales  vidées de leur substance et de la logique de coterie. Cette gouvernance de toutes les dérives a contribué au détournement de la volonté populaire qui retrouve, à l’aune de la nouvelle Algérie, toute sa  légitimité sacrifiée sur l’autel des intérêts étroits  d’une bande tentaculaire imposant un règne sans partage par la corruption, la fraude et la complicité avec des responsables politiques véreux. La rupture fondamentale opérée par le mouvement citoyen du 22 février a non seulement sauvé de l’effondrement inéluctable l’Etat national, mais a également permis la réappropriation citoyenne du choix
du destin national. Elle est, à l’heure de l’épreuve référendaire sur la révision constitutionnelle, consacrée par le verdict des urnes qui institue le peuple « en seul décideur » de son avenir. L’autre novembre de la renaissance démocratique se fonde sur le rôle crucial de la jeunesse et du mouvement associatif, en alliés du changement et en partenaires dans la gestion des affaires locales et nationales.
Dans cette perspective, la participation des jeunes élites dans les assemblées élues et la mise en place d’un observatoire national de la société civile confortent les bases de la nouvelle Algérie, forte des compétences de toutes les forces créatrices et des institutions réellement représentatives issues du renouvellement des instances locales et parlementaires prévues avant la fin de l’année. A portée du devoir électoral citoyen, le renouveau passe par l’épreuve décisive de la révision constitutionnelle, élaborée par le comité des experts présidé par le professeur Ahmed Laraba désormais en charge du dossier de la révision de la loi électorale et soumise à un large débat  impliquant la participation des personnalités nationales, des dirigeants des partis politiques, des syndicats et des associations. Le débat se poursuit pendant la campagne électorale fixée du 7 au 28 octobre. En acteur principal, l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie), clôturant l’opération de la révision exceptionnelles des listes électorales définitivement établies après le délai de recours arrêté au 2 octobre, a mis en place les règles du jeu démocratique prônant une meilleure représentativité et le sens de l’équité dans le temps de parole dans les médias audiovisuels publics.
Le débat libre et pluriel concerne les personnalités nationales, les partis politiques disposant d’un groupe parlementaire de 20 sièges dans les 2 chambres ou dans 25 wilayas et des associations à fort ancrage dans au moins 25 wilayas. Durant 21 jours, la campagne électorale révélera la pertinence des visions et des positions que le peuple aura à trancher librement.
    El Moudjahid

 

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