Mise en œuvre de la ZLECAF : Approfondir la participation du secteur privé

L'exploration de stratégies pour approfondir la participation du secteur privé à la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) a été le point central abordé lors d’une réunion organisée par la Banque africaine de développement (BAD), a indiqué cette institution dans un communiqué. Organisée par la BAD, l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et le Centre du commerce international (ITC) en fin de la semaine écoulée, cette réunion de l’initiative «Aide pour le commerce» a porté sur «le renforcement de la participation du secteur privé aux dialogues politiques sur le commerce, les investissements et les infrastructures, les stratégies visant à accroître la participation des micro, petites et moyennes entreprises et la nécessité de partenariats plus importants, pour attirer les investissements dans les industries prometteuses», précise la BAD. Cité dans le communiqué publié sur le site web de la BAD, Pamela Coke-Hamilton, directrice exécutive du Centre du commerce international (ITC) a déclaré que «le succès de la ZLECAf dépend de la capacité des entreprises africaines à comprendre et à tirer parti des opportunités liées au commerce offertes par la ZLECAf». Selon elle, l’initiative «Aide pour le commerce», qui promeut le rôle du commerce dans le développement et soutient le renforcement des capacités productives, devrait se concentrer sur trois priorités pour renforcer le rôle du secteur privé dans la ZLECAF. Il s’agit, poursuit-elle, de doter les entreprises de compétences et de savoir-faire en encourageant les partenariats multipartites pour attirer les investissements pour une plus grande valeur ajoutée et en améliorant les connexions au marché en utilisant le commerce électronique et les plates-formes numériques. Il a été noté, d’autre part, que le rôle du secteur privé dans l’accélération du développement industriel et de la diversification économique, en particulier dans le contexte de la pandémie actuelle et d’autres problèmes de développement. «Le secteur privé représente 80% de la production totale, les deux tiers des investissements, les trois quarts du crédit et emploie 90% de la population en âge de travailler», a indiqué le ministre ghanéen du commerce et de l’industrie, M. Alan Kyerematen. Il a été également noté lors de cette réunion, que plusieurs facteurs déterminants, notamment un environnement commercial propice, une connectivité abordable, une numérisation accélérée et des opportunités de forger de solides partenariats public-privé. La Banque africaine de développement, l’ONUDI et le CCI se sont chacun engagés avec le secteur privé aux niveaux continental, régional et infranational pour faciliter l’accès de la communauté des affaires africaine au nouveau marché unique, a déclaré quant à lui, le Vice-Président de la BAD, Solomon Quaynor. Selon lui, la BAD cherche à soutenir des initiatives visant à stimuler le commerce et à améliorer les moyens de subsistance des Africains, citant la Bourse éthiopienne des produits de base comme un modèle à reproduire à travers l'Afrique, faisant référence à la bourse des matières premières établie en 2008 qui transforme le commerce agricole du pays. A noter que la réunion de la BAD intervient dans le sillage de l'entrée en vigueur de la ZLECAf le 1er janvier 2021. Cette zone de libre-échange rassemble 1,3 milliard d'Africains dans un bloc économique de 3,4 billions de dollars. «Le bloc est la plus grande zone de libre-échange depuis la création de l'Organisation mondiale du commerce, et les économistes prévoient que ses avantages et ses impacts pourraient sortir des dizaines de millions de personnes de la pauvreté au cours des 15 prochaines années», soutient la Banque africaine.

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