Innovation, industries et institutions en Algérie : Comprendre les interactions

L’ouvrage dont la sortie a été annoncée par le Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (Cread) est une étude exploratoire réalisée avec la coordination du Professeur en sciences économiques, Nadia Chettab et la contribution du Pr Ahmed Silem. Une analyse qui intervient au moment où le pays, qui préconise d’opérer sa transition économique, se cherche une vision industrielle, et qui met en avant cette interaction, somme toute logique, entre l’innovation en tant que vecteur de performance et de compétitivité, l’industrie en tant que facteur de croissance économique et l’efficience des institutions qui sont censées assumer le rôle de l’émergence de l’innovation et de promouvoir les capacités d’innover dans le secteur industriel. «L’innovation, les institutions et l’industrie occupent, aujourd’hui, une place de première importance dans le débat scientifique», indiquent en présentation les auteurs de ce travail. En fait, d’aucuns conviendront que «les évolutions s’opèrent, désormais, dans un contexte où les perspectives ouvertes par l’innovation et l’efficience institutionnelles sont considérables pour le développement de l’industrie». Efficience et innovation, une équation à ne pas négliger dans l’approche industrielle d’un pays qui s’intéresse à la diversification de son économie. «Cette nouvelle donne devrait être mise à profit par l’Algérie, d’autant que son économie ne semble pas encore en bénéficier pleinement, alors que l’avenir du pays, sa croissance, ses emplois sont fortement dépendants de la capacité productive de l’industrie sur le territoire national», suggère l’étude. L’analyse qui cristallise les pistes et axes pour une industrie performante et inclusive «se distingue par des approches traditionnelles en matière d’industrialisation». Un détail à ce titre, l’étude «ne traite pas du sujet, précisément, par type de secteur mais explore l’espace industriel en tant que système productif global construit qui lie les secteurs entre eux et se nourrit des écosystèmes territoriaux formés par l’ensemble des acteurs impliqués et concernés». Toute une démarche interactive à construire «dans l’objectif de faire émerger des avantages dynamiques à l’échelle nationale, facteurs indispensables pour promouvoir la spécialisation du territoire national sur un ou plusieurs secteurs». En fait, «cet ouvrage a pour ambition à travers cette étude exploratoire des 48 wilayas algériennes d’ouvrir la voie à une meilleure compréhension et de nouvelles possibilités d’activation des ressorts de la croissance pouvant favoriser les déterminants de la performance économique». Une perspective qui, pour conclure, doit être conçue dans «un champ plus large et suppose de repérer et de comprendre les interactions entre innovations, industries et institutions».
D. Akila

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