Généralisation du GPL et intégration de la locomotion électrique : Deux groupes de réflexion constitués

Le ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, Chems Eddine Chitour, poursuit ses consultations pour la mise en œuvre de la feuille de route du ministère. Il a réuni, jeudi, des cadres de différents ministères.

A l’issue de cette rencontre, il a été décidé, comme le précise un communiqué du ministère, de créer deux groupes de réflexion intersectoriels pour, respectivement, la généralisation du GPL/GNC et les scénarios les plus pertinents d'intégration rapide de la locomotion électrique dans le modèle énergétique. Une prochaine réunion entre ces deux entités devra se tenir, ajoute le communiqué, afin de débattre des moyens à engager pour la promotion du GNC et la réduction progressive de l'utilisation de l'essence et du diesel, ainsi que pour la réorganisation de manière rationnelle du transport et l'adapter aux exigences d'une efficacité énergétique devenue incontournable. Notons dans cette optique que le professeur Chitour avait mis en exergue le potentiel de petites entreprises dans le cadre de l'installation des kits Sirghaz pour parvenir à l'objectif national de 200.000 véhicules roulant au GPL, précisant que des prototypes de kits GPLC seront réalisés avec un taux d'intégration nationale allant jusqu'à 60 % d'ici la fin du premier semestre 2021 grâce à la coopération entre les secteurs industriel et scientifique. Par ailleurs, il convient de préciser que lors de la réunion de jeudi, à laquelle ont également pris part des représentants de grandes entreprises telles la SNTF, SNVI, ETUSA et NAFTAL, le ministre a rappelé «les principaux éléments de la politique de son secteur pour la promotion et le développement de l'utilisation des énergies propres et la mise en place d'un modèle énergétique libéré de la dépendance aux énergies fossiles». Il exprime également sa volonté et sa détermination à «œuvrer, par une démarche participative et transparente, à la redynamisation et l'accélération du segment de conversion au GPL». Quant à la locomotion électrique, le Pr. Chitour avait à maintes reprises souligné qu’«on ne peut pas continuer avec les voitures thermiques, il y a un train à prendre celui de la révolution électrique». Aussi, le ministre indiquait qu’«à l’horizon 2030, il ne sera plus possible d’utiliser les carburants traditionnels polluants». Une manière d’encourager l’utilisation de l’énergie électrique dans le cadre de la politique de la «neutralité carbone», notamment dans le secteur des transports. Pour le premier responsable du secteur, «la locomotion électrique» fait partie intégrante de «la révolution électrique» qui s’annonce et que «l’Algérie ne doit absolument pas rater». De son côté, le Commissariat aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique (Cerefe) dans son rapport annuel a recommandé d’éviter les investissements massifs dans l’industrie automobile thermique, relevant que la mobilité électrique représente l’une des voies qui s’offrent à l’Algérie, afin de réorganiser, de manière rationnelle le monde du transport et l’adapter aux exigences d’une efficacité énergétique devenue incontournable. A ce sujet, il y a lieu de souligner que la rencontre de jeudi a été marquée par une adhésion à la généralisation de la locomotion électrique, mais aussi du GPL. Les participants n’ont pas manqué tout de même à mettre sur la table les contraintes liées notamment à l'environnement actuel et aux textes réglementaires en vigueur.
Fouad Irnatene

 

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