Algerac : Les gages de l’efficience

L’organisme d’accréditation algérien Algerac a «beaucoup réalisé dans le domaine de sa politique, à travers le nombre important de certificats d’accréditation délivrés dans plusieurs domaines d’activité».

Des acquis que les responsables d’Algerac comptent consolider et à en «améliorer régulièrement l’efficacité pour une reconnaissance au niveau national, régional et international». Aussi, l’organisme a pu se doter d’un «système d’évaluation reconnu, un potentiel qui devrait inciter les responsables des institutions en charge de la qualité de lui donner le rôle qui lui revient», insiste son directeur général, M. Noureddine Boudissa.
En fait, «nous ne pouvons plus produire pour produire ni protéger le consommateur sans que la législation ne soit conforme aux normes», a-t-il ajouté. En conséquence, souligne-t-il, «c’est ce challenge qu’Algerac est en train de mettre en place avec le concours et la participation d’autres ministères techniques». A ce titre, M. Boudissa déclare «se réjouir de la réponse positive que ce soit dans le domaine de l’étalonnage ou encore ceux de l’habitat et de la mécanique qui se rapprochent d’Algerac pour s’accréditer». En fait, admet-il, «ces organismes ont besoin de se faire évaluer pour faire reconnaître ce changement».
Cette évolution «positive» qui ne peut que renforcer la place d’Algerac dans l’économie nationale, «nous rassure et nous pousse à continuer dans cette politique de sensibilisation et de formation pour ramener nombre d’organismes d’évaluation de la conformité (laboratoires d’essai, d’étalonnage et d’analyses biomédicales, organismes d’inspection et de certification de systèmes) à fonctionner selon les standards internationaux», indique le DG d’Algerac. M. Boudissa insiste, à ce titre, sur la nécessité de «renforcer la place d’Algerac dans d’autres domaines d’activité économiques», d’inciter «le maximum d’organismes à se faire accréditer» à même de «construire d’une manière harmonieuse un réseau d’organismes d’évaluation de la conformité multidisciplinaires qui pourraient satisfaire la demande nationale en la matière pour favoriser le produit national et le placer à l’international», mais aussi, «pour contrôler le produit à l’importation». Ce réseau qu’Algerac «projette de mettre en place est la seule voie possible pour solutionner ce problème de l’import-export», indique M. Boudissa qui affirme qu’«il est nécessaire et indispensable que la réglementation technique régissant la politique de l’évaluation de la conformité en Algérie soit revue et adaptée en conformité avec les politiques internationales».
Il estime opportun de prendre exemple sur le ministère des mines qui «a institué un décret fixant les modalités et conditions d’agrément et d’habilitation des organismes de vérification et de contrôle des équipements fonctionnant sous pression publié au JO, un décret qui, précise-t-il, «conditionne l’octroi d’agréments par une accréditation préalable délivrée par Algerac». Il s’agit d’un «cas à généraliser aux autres ministères techniques lorsqu’il touche les domaines de l’environnement, la santé et la sécurité», dira-t-il. Dans ce contexte, «Algerac est disposé à collaborer avec l’ensemble de ces ministères pour repenser toute cette réglementation technique pour qu’elle soit conforme aux bonnes pratiques internationales. Conscients des enjeux économiques de l’accréditation, les responsables d’Algerac, à travers son conseil d’administration, réuni en octobre 2020, ont projeté d’introduire une demande de reconnaissance auprès des instances internationales dans le cadre de la norme 17065 d’autant plus que la «certification des produits est devenue une nécessité absolue pour accompagner le produit algérien et le faire admettre à l’international», dira-t-il.
L’organisme compte également déposer une autre demande au titre de la norme 15 189 relative au «laboratoire biomédical» pour «introduire les bonnes pratiques dans le domaine de la santé», affirme M. Noureddine Boudissa. «Cette reconnaissance à l’international est nécessaire» d’où l’intérêt porté à cette démarche, explique-t-il. Algerac veille également à la conformité aux exigences de la norme 17021 touchant au domaine de la certification système pour s’assurer que celle-ci soit délivrée en Algérie «dans les meilleures conditions possibles», a insisté notre interlocuteur.
Au plan de l’infrastructure qualité, M. Boudissa a tenu à lancer un appel aux pouvoirs publics à l’effet de «protéger les acquis réalisés et pour aider Algerac afin que les acteurs de l’infrastructure de la qualité soient dotés de statuts conformes pour pouvoir opérer efficacement à la relance économique de notre pays et l’amélioration de sa compétitivité».
D. Akila

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