Algerac : Accréditation d’une soixantaine de laboratoires d’ici 2022

Ph. : Y. Cheurfi
Ph. : Y. Cheurfi

Le Directeur général d’Algerac, M. Noureddine Boudissa, a appelé, mercredi à Alger, à «réorganiser et à repenser la qualité, afin de s’adapter aux enjeux internationaux».

S’exprimant dans une conférence de presse tenue à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’accréditation, Boudissa précise qu’Algerac est en train de développer une autre stratégie de certification à l’international, et l’accent est mis sur trois référentiels internationaux : ISO 1702 portant certification système, ISO 15189 inhérente aux exigences de management de la qualité et des compétences propres aux laboratoires de biologie médicale. Quant à la 3e, ISO 17065 qui concerne la certification produits, Boudissa relève le caractère obligatoire de la démarche, sans laquelle «les produits algériens ne pourront trouver de place à l’international». Aussi, Boudissa indique que 2000 laboratoires existent en Algérie, dont «une centaine sont accrédités par Algerac, et une soixante autres pourront bénéficier de cette accréditation d’ici fin 2022».
Prochainement, relève l’orateur, «deux laboratoires spécialisés en énergies renouvelables obtiendront leur accréditation Algerac». Dans son intervention, le conférencier a recommandé une meilleure législation technique, dont le déficit persiste, pour préserver le produit algérien de la contrefaçon et de l’imitation. L’objectif, explique le conférencier, est d’»assurer un meilleur contrôle et une sécurité effective des biens, services et processus conformément aux exigences des standards internationaux». Il est question aussi de «garantir une protection élevée, particulièrement dans les domaines touchant la santé, la sécurité alimentaire et celui de l’environnement». Pour ce faire, «une réflexion pourrait être lancée pour repenser l’organisation et le fonctionnement des acteurs principaux composant l’infrastructure qualité». Dans ce registre, le DG d’Algerac indique que le ministère des mines a publié un décret exécutif et installé une commission d’inspection agréée par Algerac pour controler tous les produits qui viennent de l’étranger. Pour sa part, souligne Boudissa, le département de l’agriculture a constitué une commission mixte qui veillera à la protection du produit agricole algérien. Dans son intervention, Boudissa a également relevé la nécessité de faire de l’accréditation un «outil prioritaire à mettre au service du développement durable, à même d’assurer une amélioration continue des performances, de la compétitivité des entreprises». Il sera question de «garantir la qualité des produits mis sur le marché et par conséquent renforcer la confiance du consommateur». Répondant aux questions des journalistes, Boudissa a plaidé pour accorder une «pleine dimension à la politique qualité et l’inscrire dans le cadre des différents programmes de stratégie de développement économique du pays, de lutter contre la contrefaçon et de favoriser l’exportation des produits hors hydrocarbure ; de même que pour les différents accords de libre échanges». L'orateur explique, il va être «instituer un réseau connecté multidisciplinaire d’organismes d’évaluation de la conformité accrédités, et de créer des fonds spéciaux destinés au financement de programme de mise à niveau au profit des acteurs de l’infrastructure qualité».
Fouad Irnatene

Sur le même thème

Multimedia