Agriculture algérienne : Un secteur de poids

Au deuxième et dernier jour des débats de l’Institut national d’études de stratégie globale portant sur l'Accord d’association Algérie-UE, Zineddine Boussoussa, directeur au ministère de l’Industrie, précise, de prime abord, que le France est en première position en termes de flux financiers et d’emplois générés, suivie de l’Espagne. Pour la répartition sectorielle, l’Industrie, souligne-t-il, se place en pole position avec 62.12%. Abondant en chiffres, Zineddine Boussoussa indique que sur les 299 projets inscrits, 279 sont réalisés, soit un taux de 93%, représentant 61% en valeur financière. Dns le détail, l’orateur explique que 175 projets sont achevés et mis en exploitation, 58 en cours de réalisation et partiellement en exploitation, 41 autres en cours de réalisation et 5 sont achevés et non encore mis en exploitation. De son côté, Amel Ben Allal, sous-directrice de la coopération multilatérale au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, souligne que le département qu’elle représente vise, à travers les créneaux de coopération, à «donner une dynamique nouvelle au partenariat, resté jusqu’ici limité à des échanges non-réguliers». Et d’ajouter : «Les domaines de développement local, de la sécurité, de la participation à la gouvernance locale et la protection civile, ainsi que la gestion des risques font l’objet d’initiatives conjointes avec la partie européenne». Pour Mme Ben Allal, bien que l’UE reste pour le ministère de l’Intérieur l’un des bailleurs de fonds les plus importants, «la coopération technique demeure confrontée à de nombreuses contraintes». Abordant un autre volet, Mohamed Dib, P-DG de Gema, souligne que la problématique des exportations est étroitement liée aux «surcoûts logistiques qui empêchent nos produits d’être compétitifs à l’international, lesquels sont causés, eux-mêmes, par la non- optimisation et modernisation de la chaîne logistique». Aussi, explique le même responsable, «la faible capacité de production de nos entreprises ne permet pas à l’Algérie d’être à armes égales dans les négociations de cet accord d’association». Quant à Ali Zoubar, directeur au ministère de l’Agriculture, il précise que le déséquilibre au détriment de l’Algérie «nécessite une concentration pour une coopération concrète avec pour objectif la modernisation et la restructuration de l’agriculture algérienne telle que prévu dans l’article 58 de l’Accord d’association». Dans son intervention, M. Zoubar relève la nécessité d’encadrer les importations des produits agricoles afin de protéger la production nationale. Les enjeux qui sont posés aujourd’hui «sont ceux liés à l’exportation des produits agricoles». Ces produits, enchaîne l’orateur, ont des avantages comparatifs importants. Il cite leur très bonne qualité «se rapprochant du bio par rapport aux produits presque artificiels de l’UE», ainsi que «les prix de produits agricoles qui sont compétitifs en raison des prix de revient moins élevés que ceux produits par les pays de l’UE».
Fouad Irnatene

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