Adjudication de 21 permis miniers : 62 dossiers recevables

Ph. A. Asselah
Ph. A. Asselah

L’ouverture de 82 plis des offres techniques de l’appel d’offres national, qui correspond à la 50e session d’adjudication de 21 permis miniers pour l’exploration, a été marquée par l’annonce de 62 dossiers recevables et le rejet de 20 dossiers pour différents motifs. Ces dossiers reçus seront examinés en profondeur pendant environ une semaine. Messaoud Houfani, président de l’Agence ce nationale des activités minières, précise que «la loi minière impose d’assister les investisseurs : une démarche prônée par les pouvoirs publics». Il ajoute qu’il espère garder la totalité des dossiers si les documents de fond manquent.
Il précise que la phase de l’offre financière se tiendra, le 24 novembre prochain, à l’issue de laquelle il sera décidé des entreprises choisies pour différents sites. Dans sa déclaration, en marge de cette rencontre, M. Houfani affirme que le site de sable de construction de Sidi Amer à M’sila a suscité 2225 offres techniques retenues et 7 rejetées. Il a rappelé que cette session se tient dans des conditions particulières dues au Coronavirus, «ce qui nous a obligés de geler la vente des cahiers des charges en date de 23 mars 2020 et de la reprendre le 8 août pour une durée d’un mois».
Le report de l’ouverture des plis des offres techniques est intervenu «suite au référendum relatif au projet de révision de la Constitution». À rappeler que le ministre des Mines, Mohamed Arkab, avait indiqué que la stratégie de relance du secteur reposait sur 4 axes, notamment la révision de la loi régissant l’activité minière pour attirer davantage d’investisseurs locaux et étrangers en vue de permettre au secteur de contribuer à la relance économique et de doter les industries manufacturières en matières premières nécessaires.
Quant au 2e axe, il consiste en la révision de la carte minière nationale pour plus de précision dans le recensement des richesses minières dont dispose le pays. Le 3e axe porte sur le développement des mines existantes, c’est-à-dire déjà découvertes, à travers leur restructuration, organisation et gestion. Il est prévu également la réorganisation des sociétés activant dans le secteur des mines, à travers la création d’une compagnie forte et professionnelle qui comptera des filiales, et non un holding comme c’est le cas actuellement, a poursuivi le ministre.
Le 4e et dernier axe concerne la formation de la ressource humaine, pour améliorer le niveau des compétences. Arkab avait annoncé que «l’Algérie compte plus de 20 mines parmi les plus importantes au monde, dont l’exploitation assurera plus de 30 matières premières minérales fondamentales pour les industries de transformation, pendant que le pays supporte annuellement une lourde facture pour l’importation de 500.000 tonnes de matières premières».
Fouad Irnatene

Sur le même thème

Multimedia