Tizi Ouzou : Chanteur de l’exil, Oukil Amar tire sa révérence

Contemporain de plusieurs anciens chanteurs de l’exil, Oukil Amar a tiré sans révérence dans la soirée de dimanche dernier à l’âge de 89 ans à l’hôpital de Boghni. Un des piliers de la chanson kabyle, le défunt laisse pour la postérité un riche et beau parcours artistique. Né en 1932 au village Ait Smail dans la commune de Bounouh (Boghni), il est connu par les chansons cultes Chmin de fir vu yerfin, Aman Ouzaghar, Inas Imla3yoyne Taoues, qui sont toujours chantées dans les fêtes de mariage et les galas artistiques. Il quitte le pays en 1956 et s’installe en France où il côtoie les chanteurs Moh Said Oubelaid et Farid Ali, tous deux natifs de Bounouh. En 1959, il enregistre son premier disque, dont la célèbre chanson patriotique Chemin de fir vu yerfan lui ouvrant ainsi le chemin d’un riche parcours d’artiste plein de succès au même titre que plusieurs autres grands chanteurs de l’époque, notamment le maestro chef d’orchestre Amraoui Missoum ainsi que les emblématiques Slimane Azem, Cheikh H’sissen, Ahmed Wahbi, Saloua, Mustapha El Anka, Mahmoud Aziz… Il a été également militant de la Fédération de France, du Front de libération nationale durant la guerre de Libération nationale. Chmin di fir wu yerfan, Ya Taleb yeghren, Aman U Zaghar, El ward Alaqaq, Aqlagh netru, Cqani ma Heddren feli, lnas im yayoun Taous, Al vavour, Achfouass, zine Yellane di djedjer, Aqli di tmura medden, Tamaicht boughriv, ce sont là quelques chansons du riche répertoire du chanteur. L’enterrement a eu lieu hier au cimetière de son village natal Ait Telha. Une foule nombreuse composée d’artistes, de chanteurs et de citoyens de la région a accompagné le disparu à sa dernière demeure.
Bel. Adrar

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