Programme virtuel de l’Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel : L’affluence était au rendez-vous

Dans la continuité du programme virtuel de l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), une soirée dédiée à la musique algéroise a été animée, samedi dernier, par Samir Toumi et Amel Radi, et ce en live depuis Dar Abdellatif.

À l’ère de la Covid-19, les live-streams à regarder depuis son canapé, organisés par l’Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel (AARC) ont connu un grand succès. La soirée de samedi dernier, dédiée à la musique andalouse et aux musiques algéroises, a été animée par Samir Toumi et Amel Radi.
Le bourdonnement de la foule, la chaleur de la fosse et les lumières qui s’éteignent doucement, avant d’entendre les tonnerres d’applaudissements chaleureux... en temps normal, c’est ce qu’auraient dû entendre les artistes, avant de saluer le public. Mais depuis sa scène, installée au cœur du patio de Dar Abdellatif, seuls les techniciens du son et les caméras leur font face. Le «la» de la soirée a été donné par le rossignol de la musique andalouse. Samir Toumi, fidèle à sa kamandja, a entamé son programme musical par un «dardj raml el maya» avec une qacida dérivée de la «san’âa» algérienne, signée Mohamed Bendebbah (18e siècle) «Qoum Tara» (lève-toi et admire), une chanson traditionnelle algérienne de l’école arabo-andalouse d’Alger.
Il enchaînera avec la fameuse chanson de Meriem Abed «Bahdja Mdinet El Djazaïer», «Nesthal El Kya» de Amar El Achab, «Aib alik nti mhania» du regretté Cheikh El Hachemi Guerouabi, pour continuer avec la chanson fétiche «M’ahla di el Achya», un classique, avec l’introduction de notes hispano-latines qui a bercé plusieurs générations. Qui ne se souvient pas de cette chanson du chanteur bougiote El Ghazi, à l’allure d’Elvis Presley ? Dans le même style musical algérois moderne, le chantre de la musique algéroise a interprété la célèbre chanson de Samy El Djazairi «Ya Bnat El Djazaïr», qu’il a dédiée en hommage à toutes les femmes algériennes, et poursuivi son récital avec «Adjbatni bnya», «Ya bnat essohba», «Ma djitichi… Ma thabiniche» et «Lamouni eli gharou menni» et «Mahani ezzine». La seconde partie de cette soirée a été animée par Amel Radi. Cette dernière a interprété «Chahlet laâyani» du chanteur chaâbi Mohamed Zerbout qui l’a enregistrée pour la première fois en 1959 dans la maison de disques Dounia. Amel Radi enchaîne avec «Hya hya», «Djat djat el âandi» et achève son numéro avec «Donnez, Donnez», d’Enrico Macias. Plus d’une heure et demie de temps vécue au son de mélodies très prisées et venues tout droit du patrimoine de la chanson algéroise. Cette soirée virtuelle a suscité plus de 1700 vues, 28 partages et 160 commentaires.
Sihem Oubraham

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