Musée du Bardo : La reine Tin Hinan à l’honneur

La reine des touareg Tin Hinan, qui vécut au IVe siècle, est à l’honneur au Musée national du Bardo, et ce, depuis le 25 du mois en cours. Une exposition qui s’étale sur les 180 pièces où ses habits et bijoux ainsi que du mobilier funéraire sont exposés au grand public.

En effet, Tin Hinan, la reine berbère qui vécut au IVe siècle, est à l’honneur au musée du Bardo au bonheur des amoureux de l’art et de l’histoire. La tradition orale touarègue la décrit comme «une femme d'une beauté irrésistible, grande, au visage sans défaut, au teint lumineux, aux yeux immenses et ardents, au nez fin, l’ensemble évoquant à la fois la beauté et l’autorité». Selon l’étymologie, son nom peut vouloir dire «celle des tentes», ou dans une acception plus récente, «celle qui migre», «celle qui se déplace» ou «celle qui vient de loin» en tamasheq. Malheureusement, les conditions techniques pour exposer et préserver le squelette de la reine touareg Tin Hinan ne sont pas réunies, a déploré le directeur du musée national du Bardo, Zoheir Harichene. «Les conditions de préservation du squelette de la reine sont inexistantes et le musée ne dispose pas encore des techniques modernes nécessaires à une exposition idéale et aux normes mondiales en adéquation avec l’importance de cette collection», a-t-il affirmé. Cet étalage qui assemble la collection Tin Hinan n’a pas été exposé depuis la fin des travaux en 2013 et ce, à défaut de moyens techniques nécessaires à une exposition idéale et aux normes mondiale en adéquation avec l’importance de cette collection, selon les organisateurs. L’exposition octroie un aperçu historique sur les découvertes d’une fouille archéologique, en 1925, dans la localité d’Abalessa, à 80 km du chef-lieu de la wilaya de Tamanrasset, où avait été mis à jour le squelette de Tin Hinan avec ses bijoux et son mobilier funéraire. Etalée sur plus 180 pièces, la dite exposition met en évidence la richesse de la culture targuie, telle que des bijoux traditionnels en argent datant de la fin du XIXe et début du XXe siècles, offertes au Musée par un collectionneur français ainsi que des photographies sur Abalessa, son architecture et son environnement et des toiles d’art plastique mettant en évidence la richesse et la diversité du patrimoine targui. Outre un habit traditionnel targui en cuir datant de la fin du XIXe siècle, et des bijoux en or, en argent et en bronze datant des IVe et Ve siècles, l’exposition met en lumière les œuvres littéraires et historiques algériennes et internationales traitant de l’histoire de la région et de ses légendes, notamment celles portant sur la légende d’Atlantide, dont certains lient à l’Ahaggar. Placée sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts, cette exposition, inaugurée le 25 du mois en cours, est ouverte au grand public. Si vous êtes de passage ou cherchez un bon plan pour le week-end, faites un saut au musée national du Bardo, une exposition qui vaut le détour vous fera voyager dans le temps et dans l’histoire.

Sihem Oubraham

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