Hachemi Ameur expose au Palais de la culture : Voyage au cœur de la Chine 

Ph.A-Asselah
Ph.A-Asselah

Les amateurs d'art étaient au rendez-vous avec le vernissage d'une nouvelle exposition à la galerie d’art Baya du palais de la culture Moufdi-Zakaria, et ce, après 11 mois de fermeture des galeries et de tous les espaces culturels pour cause de la crise sanitaire due au coronavirus.  Cette exposition, qui s'aligne à bien d'autres activités culturelles organisées ces jours-ci, tombe à pic parce qu’elle permet au public d'avoir une bouffée d'oxygène et de sortir du quotidien ardent, mais aussi de renouer avec le monde artistique et l'échange culturel.
«La Chine à travers les yeux de l'artiste Hachemi Ameur 3» est l'intitulé de cette nouvelle exposition de croquis qui se tient depuis samedi, et ce, jusqu'au 6 février prochain, au palais de la culture. L'artiste peintre dévoile 60 croquis qui ont été réalisés en Chine, et qui sont en vrai ses propres carnets de voyage. Ainsi, les murs du palais de la culture s'enjolivent par les tableaux de l'artiste peintre Hachemi Ameur qui convie les curieux de l'art et des voyages à admirer la beauté de ce pays. C'est un «carnet de voyage», nous dit Hachemi Ameur, une occasion de partager avec le public l’un des «moments marquants» de son parcours, de sa démarche artistique. «C’est une exposition qui porte une signification très importante pour moi
(…). C’est le partage d’un travail que j’ai réalisé durant mes voyages en Chine.»
La composition de l’exposition réunit une collection de «croquis aquarellés ou gouachés», réalisés lors de sa bourse d'études entre 1985 et 1988. Lors de «l’Atelier des artistes arabes en Chine», une manifestation qu’organisent chaque année les autorités chinoises, «j’étais le seul artiste algérien. Ce fut une très belle expérience qui m’a permis de travailler et de réaliser énormément d’œuvres». 
En ce sens, l’artiste a présenté certaines de ses œuvres dont des croquis mettant en scène les paysages naturels et urbains de la Chine, des moments de la vie quotidienne ou encore la culture du pays, d’autant que plusieurs œuvres reprennent les compositions, l’apparence et le rendu des célèbres estampes chinoises et asiatiques. Les œuvres illustrent ainsi des aspects de la culture du pays, plusieurs croquis reprennent également les compositions et le rendu des célèbres estampes chinoises, pour ne citer que le Temple du ciel de Pékin, la Grande Muraille de Chine, le Fleuve du dragon noir, ou encore le Mausolée de l'empereur Qin Shi Huang, fondateur du premier empire unifié de l'histoire chinoise.
Hachemi Ameur ajoutera ainsi à propos du rapport et des souvenirs qu’il conserve de la Chine : «Mes études en Chine m’ont énormément enrichi, j’y ai appris le travail avec patience, l’exécution avec finesse… La Chine fait partie des nations où la culture est très développée, et où le patrimoine est partout. C’est certainement grâce à cette aventure que je suis aujourd’hui un artiste. Ces trois années d’étude m’ont énormément marqué».
Dans le cadre de sa tournée, M. Ameur est attendu d’abord à Maghnia (Tlemcen) avant de se rendre, muni de ses croquis, dans les autres villes algériennes. Né en 1959 à Hadjout (Wilaya de Tipaza), Hachemi Ameur est diplômé de l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger (promotion 1981-1985), de l’Académie centrale des Arts appliqués de Pékin (1985-1988) et titulaire d’un «Master Critique Essais» (2010-2011) de l’université de Strasbourg. Durant sa carrière de plus de 30 années, il a exposé dans les plus grandes galeries en Algérie et dans des pays étrangers, notamment la France, les Etats-Unis, l'Iran et le Venezuela.

Kafia Ait Allouache & APS

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