dimanche 08 dcembre 2019 05:17:55

Situation politique : Bientôt une conférence nationale

La tenue d’une conférence nationale réunissant plusieurs responsables de partis politiques, personnalités et membres de la société civile devrait avoir lieu incessamment, pour débattre des possibilités d’une solution consensuelle à la crise politique actuelle.

PUBLIE LE : 16-05-2019 | 0:00
D.R

La tenue d’une conférence nationale réunissant plusieurs responsables de partis politiques, personnalités et membres de la société civile devrait avoir lieu incessamment, pour débattre  des possibilités d’une solution consensuelle à la crise politique actuelle.

C’est ce que rapportent plusieurs sources, non sans mettre l’accent sur le fait que les concernés seraient dans leur majorité disposés à adhérer à un processus de réflexion sur la voie devant permettre de transcender la situation actuelle et d’aller vers des élections démocratiques.
Rien n’a filtré pour l’heure au sujet de la date exacte et du lieu devant abriter la tenue de cette conférence nationale que l’on annonce dans la foulée des avis partagés concernant la meilleure voie à suivre pour aboutir à un scrutin présidentiel intègre et crédible.
Les avis et éclairages d’experts en droit constitutionnel concernant cette lancinante question ne seraient que les bienvenus. Ceci dans l’objectif de définir les mécanismes devant servir de référent pour la consécration de la démocratie politique et d’un système de représentation, où seul le choix du peuple sera souverain.
Depuis le 22 février, une nouvelle ère s’ouvre indéniablement en Algérie, une nouvelle démocratie saine se construit.
Cette démocratie, qui progresse doucement, mais sûrement, est le fruit d’une dynamique citoyenne faite par des milliers de femmes et d’hommes, jeunes et moins jeunes, dont l’engagement dans le mouvement des manifestations pacifiques n’a d’égal que leur détermination d’aller vers une Algérie meilleure et une démocratie majeure. Une démocratie, qu’il soit dit au passage, en parfaite harmonie avec les valeurs de la solidarité et d’amour de la patrie par lesquelles s’est toujours distinguée la société algérienne.
Quelle est donc la meilleure des manières pouvant assurer la consécration de cet objectif, tout en tenant compte de la nécessité de satisfaire les revendications populaires, non sans prendre en considération également les facteurs de la stabilité et de la cohésion nationale ? Le chef de l’État maintient sa feuille de route, soit la tenue d’une présidentielle dans les délais fixés par la Constitution, en vertu de laquelle il remplace le président démissionnaire Abdelaziz Bouteflika, pour une durée de 90 jours.
Néanmoins, force est de constater que la tenue d’un scrutin présidentiel le 4 juillet, si elle fait l’objet d’avis partagés de la part des constitutionnalistes, cette option est rejetée par une partie des formations politiques. «Il est impossible d’annuler les élections.  Il y a un processus automatique qu’il faut suivre, sinon on entre dans une zone d’illégalité. Cela dit, il est possible de sortir du cadre légal, parce qu’une bonne partie du peuple veut une période de transition, pas les élections», estime Mme Fatiha Benabou, professeure à la Faculté de droit d’Alger, interrogée par un site électronique.
Elle a expliqué que l’article 7 de la Constitution donne cette légitimité et restitue la souveraineté au peuple.
«La légitimité, c’est le consentement au pouvoir. C’est ce consentement qui assure la confiance entre gouvernés et gouvernants», a-t-elle fait observer. «Il est nécessaire d’avoir des mécanismes et des conditions pour garantir la transparence de l’élection présidentielle», a indiqué, pour sa part, Fawzi Oussedik, spécialiste en droit constitutionnel.
Ces mécanismes en question ne peuvent être approuvés ou faire l’objet d’un quelconque consensus, que si, au préalable, il y a ouverture du dialogue. Ce dialogue sera à même de jeter les bases de la construction d’une vraie alternative démocratique, prélude à l’avènement de la 2e République, comme l’a souligné, hier à Alger, le membre de l'instance présidentielle du FFS Ali Laskri.
    Karim Aoudia

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