Santé

dimanche 18 novembre 2018

Le CHU de Tizi-Ouzou se dote d’un banaliseur pour l’élimination de ses déchets d'activités des soins

PUBLIE LE : 01-02-2011 | 20:03

Le Centre Hospitalo Universitaire "Nedir  Mohamed " de Tizi-Ouzou sera doté prochainement, au titre de la mise en œuvre  d’un programme national initié par la tutelle, d’un banaliseur pour l’élimination  de ses déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI), a-t-on appris  du DG de cet établissement sanitaire.  "Cette nouvelle technique, dite banaliseur, est un procédé qui supplée  l’incinérateur, et est apte à neutraliser complètement les germes",  a indiqué  le PR Ziri, en assurant que cet appareil de dernière génération, d’un coût  de 30 millions de dinars A, permettra de résoudre, "d’une manière définitive, le problème  du traitement des déchets de soins". Ce banaliseur, comparativement aux incinérateurs conventionnels y compris  ceux dotés de filtres, offre , en outre ,un meilleur rapport qualité / environnement,  et permet de réduire les déchets dans leur tonnage et leur forme, "en les rendant  assimilables aux ordures ménagères",  a expliqué le PR Ziri .   "Plus pratiquement, l’adoption de ce procédé permettra au CHU d’éviter  le cumul des quantités des DASRI et leur stockage en son sein, " a-t-il ajouté,  en rappelant que " jusqueûlà, pour se débarrasser de ses déchets de soins, le  CHU de Tizi Ouzou était contraint de recourir aux services d’une unité spécialisée  dans l’incinération de ces substances, basée à Si Mustapha (Boumerdes), moyennant  le paiement de 180 DA/kg, sachant que plus d’une tonne de déchets par jour  était acheminé en ce lieu, et ce, pendant une bonne période," a-t-il souligné.   Une grande partie de ces stocks a résulté, selon ce responsable, " des  pannes répétitives des deux incinérateurs de l’unité  Belloua  du CHU, provoquées  par des actes de sabotage perpétrés par des riverains opposés à l’installation  de ces appareils en ce lieu, au motif de nuisance à l'environnement.  Le CHU de Tizi-Ouzou produit quotidiennement, selon son responsable,  entre 400 à 500kg de déchets d’activités de soins à risques infectieux.

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