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mercredi 15 juillet 2020

Tahmi : « L’avenir du sport national ne peut se construire sans une formation scientifique »

PUBLIE LE : 09-01-2014 | 0:00

Sous le haut patronage du ministre de la Jeunesse et des Sports, de l’Ecole supérieure en sciences et technologie du sport « Rachid Harraigue » (ES/STS) et du Laboratoires des Sciences Sociales Appliquées au Sport (LSSAS), s’est tenu hier à la salle de conférences de l’Office du Complexe Olympique Mohamed Boudiaf, un colloque international ayant pour thème, le sport et les sciences sociales, qui s’étale sur deux jours.
De nombreuses personnalités scientifiques et universitaires algériennes et étrangères spécialisées en la matière y ont pris part. C’est le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohammed Tahmi, qui a procédé à l’ouverture de ce colloque. Le ministre a donné en la circonstance un court discours pour transmettre un message d’espoir, en réitérant les lignes directrices de la politique nationale du sport, préconisée par le MJS, tournée vers la formation et la pratique sportive de haut niveau qui ne peut se faire sans que ne soit pris en compte l’aspect scientifique et socioculturel, qui est la base de tout. « Je le dis et ne cesserai de le répéter, l’avenir du sport national ne peut se construire sans la formation, une formation scientifique, rigoureuse et bien étudiée. La nouvelle loi du sport s’inscrit dans cette optique. Nous voulons devenir une nation sportive, ce qui n’est pas le cas en ce moment. Le sport revêt une grande importance pour la société sur le plan éducatif et socioculturel. Nous œuvrons pour adapter un système consacré à la formation des jeunes sportifs pour relever le niveau de nos sportifs d’élite et par conséquent du sport national. La massification du sport au sein de notre société ne pourra que lui apporter un bien-être. Cet aspect est aussi pris en considération par la politique nationale du sport. C’est une priorité pour nous », dira M. Tahmi à l’adresse de l’assistance. Il évoquera l’importance de réhabiliter l’Office du Complexe Olympique et sa modernisation en tout point de vue, pour sa projection dans les cinquante années à venir. Une étude sérieuse et de haut niveau est en cours à ce propos. Une enveloppe conséquente lui est réservée dans cette perspective.
L’allocution de bienvenue a été lue par la directrice du Laboratoire des Sciences Sociales Appliquées au Sport et présidente du colloque, Dr Imane Nefil, suivie par plusieurs intervenants, qui ont traité de différents thèmes en rapport avec l’objet du colloque. Pour le comité scientifique, qui a planché sur ce colloque, le sport participe indéniablement à l’activité sociale. Il exerce, par ce fait, un certain rôle et à une certaine influence sur la société. La réciproque est, dans ce sens, aussi vraie. Ces considérations générales appellent cependant à des éclaircissements, voire des explications qui conduisent, dans le cadre de la tenue de ce colloque, à convoquer les sciences sociales du sport.
Pour ce faire, il convient, d’abord, de rendre compte des fondements de celles-ci. C’est dans cet esprit que les communications en traceront les contours et exposeront des approches susceptibles de permettre d’entrevoir une définition du sport que nous souhaitons opérationnelle, c’est-à-dire qui puisse servir de référant à l’action sur le terrain. Il importe, dans cette perspective, de s’exercer à ne point perdre de vue les multiples facettes de la réalité sportive.
Des communications s’attelleront, à la mesure de la rigueur de leur contenu, à en présenter quelques-unes telles qu’elles sont et non telles que l’ont se les représente. Ce colloque ne saurait, enfin, être concluant s’il n’évoque, à la lumière de ce qui se dira, le devenir des sciences sociales du sport pour nous imprégner des enjeux du présent et leurs implications futures, a-t-on pu lire sur le document qui nous a été remis, en la circonstance par les organisateurs.
De nombreux thèmes ont été débattus et ont fait l’objet de débats. Nous citerons : objet des sciences sociales du sport et sens de l’histoire ; penser autrement les techniques du sport et les jeux ; le sport de compétition et la règle juridique ; la pratique sportive féminine ; l’activité physique et sportive entre la pédagogie et la politique.
Un colloque fort intéressant et surtout d’une nécessité capitale lorsqu’on connaît l’importance de la science, en générale, et des sciences sociales en particulier dans le sport.
Mohamed-Amine Azzouz

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