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samedi 15 dcembre 2018

Une balade à travers la ville : Voyage au bout d’Alger

PUBLIE LE : 18-07-2012 | 0:00

Entre Alger d’hier et d’aujourd’hui, il y a comme une sacrée différence. D’ailleurs, les Algérois sont les premiers à le déplorer en regrettant, à raison, la fameuse Belle époque. Mais ils ne sont pas les seuls puisque tous ceux qui aiment la capitale adhèrent à ce sentiment de nostalgie. A défaut donc de refaire le monde, juste une virée dans les entrailles de la cité...

La rue Harriched, ex-Mogador: Place forte du commerce des bijoux et de l’or. Puisque c’est là où est installée, depuis 1860, l’ex-caisse du crédit municipal, premier mont-de-piété d’Algérie créé en 1853.
Les Galeries algériennes : Ex-Galeries de France de style néomauresque, devenues algériennes fortes de trois étages.
Le Musée national d’art moderne et contemporain d’Alger : Héritier des Galeries algériennes, baptisé «Mama» par les Algérois ouvert en 2009.
La Cinémathéque : Ex-Club numéro 26 et haut lieu culturel qui faisait courir le Tout-Alger de l’élite. Pour des débats intenses et la projection de films universels et nationaux mythiques. Souvent en présence même des réalisateurs.
L’ancien Casino : Remonte à 1910 ; programmait alors concerts, variétés et films. Depuis 1972, siège de la célèbre école de musique andalouse  El Djazairia el Mossilia.
Rue Ahmed-Chaïb, ex -Tanger : Ruelle populaire réputée pour ses gargotes légendaires. D’où ce dicton sur mesure : «Le matin rue Tanger, le midi rue Manger, le soir rue Danger.». Outre l’incontournable «Roi de la loubia», minuscule resto où l’on se régale de sardines grillées ou de têtes de mouton, ou bouzelouf, plat populaire par excellence.
La mosquée des Mozabites : Edifiée vers 1850 sur une mosquée plus ancienne.
Le palais de justice : Récemment rénové, au premier étage une plaque y commémore la mémoire de l’avocat Ali Boumendjel, nationaliste de la première heure.
Le square Port-Saïd, ex-Aristide-Briand dit Bresson : A été un pivot de l’âge colonial, lieu de prédilection de la bourgeoisie européenne. ; emplacement à l’époque de l’ancienne porte turque de Bab-Azzoun.
Le grand café Tantonville : Une des célèbres brasseries de l’époque française. Sa grande terrasse jouxtant l’ex-Opéra d’Alger accueille en particulier les comédiens qui se remémorent le bon vieux temps.
Le Théâtre national d’Alger :   Ex-Opéra et ex-Théâtre municipal d’Alger date de 1860. Rebâti en 1883 à la suite d’un incendie par l’architecte Oudot.
Le centre de repos des anciens moudjahidine : Ancienne académie militaire de la période coloniale, lieu de réunion des officiers de la garnison d’Alger.
La place Touati-Mohamed, ex-Bresson : Construite sur les remparts de l’ancienne citadelle. Il y a fort longtemps, un platane trois fois centenaire y protégeait le tombeau de Sidi Mansour.
La rue Bab-Azzoun : Proche de la Casbah, cette rue populaire a aussi la particularité d’être une ancienne voie romaine découverte lors des premières constructions de l’occupation française.
Notre-Dame d’Afrique : Sa construction de style néobyzantin est décidée dès avril 1854 par Monseigneur Pavy, elle est conçue par l’architecte Jean Eugène Fromageau.  
Bologhine, ex-Saint-Eugéne : Bologhine rebaptisé ainsi à l’indépendance par référence à Bologhine Ibn Ziri, refondateur d’Alger au milieu du Xe siècle.
Le Bastion 23 : Une des seules survivances de l’ancien quartier de la marine. Entièrement restauré, ce site date d’environ 1576 ; on dit qu’il aurait été bâti par le raïs Mami et achevé par le dey Mustapha Pacha. Aujourd’hui, pôle culturel indéniable.  
L’amirauté et sa darse : sL’Amirauté est construite sur les anciens îlots qui donnèrent leur nom à Alger, El Djazaïr signifiant les îles. Une légende rapporte que la ville fut fondée par Hercule et vingt de ses compagnons qui la surnommèrent Eikosi, devenu Icosium en latin.
La place des Martyrs : Son vaste sous-sol témoigne encore de la dynamique maritime du temps de la prospérité des corsaires. Soutenu par un système de voûtes, il correspondrait en partie à la localisation de l’arsenal turc, le Tarsana où étaient construits et entretenus les navires.
L’hôtel Es-Safir ou ex-Casino -hôtel Aletti : De l’ancien nom du propriétaire, il fut construit en 1929-1930 par les architectes Auguste Bluyssen et Jachim Richard.
L’ancien Hôtel de ville d’Alger: Sa construction aux lignes modernes et classiques, lancée en 1934 par les frères Niermens et J-L Ferlié, est définitivement achevée en 1953.
La wilaya d’Alger : Avec ses stucs sculptés et ses petites coupoles, cette ex-préfecture néomauresque de style dit «Jonnart», agrandie dans les années 50, est initialement conçue par Jules Voinot en 1909, alors que le céramiste Soupireau est chargé de l’ornementation intérieure.
La Pêcherie et la baie d’Alger : On y sert au 6, rue Tindouf de délicieuses sardines grillées à l’heure du déjeuner. Avis aux amateurs...
Le square Sofia, ex-Guynemer : Dit parfois aussi square Bab-Azzoun, du nom de l’ancien fort turc Bordj-Ras-Tafoura, qui a lui-même donné son nom à l’actuel parking bâti par Hassen Pacha vers 1532.
Par Amar Zentar
A suivre

Source : In Guide touristique d’Alger

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