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dimanche 18 novembre 2018

En France, Les nostalgiques de l’Algérie française s’agitent : Vaines gesticulations

PUBLIE LE : 19-03-2012 | 0:00

Aujourd'hui en France, des relents tenaces d’une  nostalgie coloniale jamais parvenue à résipiscence s’affichent sans vergogne et au mépris du verdict de l’histoire. Il est vrai que la loi du 23 février 2005, pour ne citer que ce cas de figure, a fait pousser des ailes, à des franges de partisans de l’Algérie française, enracinés  dans une espèce d’acharnement à vouloir entretenir le feu d’une idéologie d’une époque à jamais révolue. Cette posture est parfaitement en cohérence avec un fort sentiment de xénophobie, un moyen de distiller en permanence le poison de l’intolérance. Cette résurgence de haine et d’opprobre contre l’indépendance de notre pays, libre et souverain depuis 1962, se saisit de toutes les occasions pour redoubler de férocité. Les exemples ne manquent pas, qui traduisent une hostilité insatiable envers notre pays, son indépendance, sa volonté à s’être affranchi au prix de sacrifices énormes du joug de la colonisation. On assiste à une « floraison » de stèles commémorant l'Algérie française, rendant hommage à  l'OAS.  Le plus scabreux est que des politiques d’une certaine obédience cautionnent, de manière explicite ou implicite, cette mouvance et ont fait preuve d'une bienveillance complice à son égard. Il est vrai que la chasse aux voix en direction d’un électorat, qui n’est pas réputé pour son sens de la logique, fait tourner la tête et pousse à l’inconcevable. Scrutin oblige.
La presse se fait l’écho, présentement, de comportements qui montrent bien que la pilule tarde à être digérée, que les vieux démons des adeptes de la colonisation immuable rongent encore l’esprit de vieux briscards non encore remis de leurs illusions perdues. C’est d’autant plus anachronique quand 57% de la population française, selon un sondage IFOP, estiment que l’indépendance de l’Algérie est une bonne chose. On ne fabule pas en proférant de tels propos, car comment peut-on expliquer raisonnablement que l’on tente de perturber  avec ostentation un colloque sur les accords d’Evian, pour ne citer que cet exemple ? Il y a là, les preuves patentes d’une rancœur qui ne veut pas se dissiper tant il est vrai qu’elle se nourrit aux sources de l’intolérance et contre le courant de l’histoire. Décidément, il  leur est si difficile de tourner la page des animosités, de renoncer à leurs tourments, de vouloir tisonner des rancœurs aussi vaines qu’inopérantes.
 M. B.
 

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