Islam

mercredi 19 décembre 2018

Histoire : Aux portes de Sidi Abderrahmane

PUBLIE LE : 20-08-2011 | 18:02

Le «M'Quam » (mausolée) de Sidi-Abderahmane Ethaâlibi, le gardien spirituel d'EI-Djaza-ir Béni- Mezghna,situé l'entrée de la Casbah du l'ôté de la rue Bencheneb'sidi Abderrahamen Ibn mohamed Ibn Makhlouf At-taâlbi, Saint patron (Ouali protecteur) de la ville d'Alger,est né en 1384 dans la région de Ouled Yasser(W.de Boumerdès) dans une famille d'intellectuels dont l'arbre généalogique remonte jusqu'à l'imam Ali Ibn Abi Taleb. Il eôtoya les plus grands docteurs de son temps comme Abi Zeyd el Waghlissi, Abu Kassam el Mashdali, Abi Kassem el Boughzalî, Mohamed ibn Khalf el Oubay, durant ses nombreux voyages d'études avant de revenir s'installer en 1414 à Alger, où on lui confia la magistrature suprême de la ville. Fondateur de l'école Thaâlibiya, où toutes sortes d'enseignements y étaient prodigués (histoire, littérature, soufisme, doctrines, interprétation ... ), Sidi Abderrahmane est l'auteur notamment de "Les bons joyaux dans l'interprétation", "Les lumières éclairantes dans l'union de la Loi et de la Vérité", "Les Jardins des Saints","Des vérités sur le soufisme", "Lcès nobles sciences dans l'observation des états de l'autre monde" .C'est dans la Qobbâ de la gracieuse mosquée à l'architecture maghrébine que le saint patron d'Alger, (de son vrai nom Ibn Zeld Ibn Makhlouf Abderrahmane Etthaâlibi de la tribu des Thaâlba), fut inhumé en 1471. Dans le cimetière jouxtant la qobb21 fut inhumé aussi Sidi Ouali Dada, ce saint venu d'Odent et qui, selon la légende, souleva les navires de Charles Quint grâce à un coup de bâton dans les flots de la mer". Dans ce sanctuaire élevé extra muros de l'ancienne médina vers la fin du XVIIe siècle trônent aussi le tombeau à petite qobbâ de Lala Aicha (petite-fille dc Sidi Abderrahmane), les tombes d'autres personnalités de haut rang de l'époque ottomane tels Khedeur Pacha (1605), Youcef Pacha (1687), Ali Khodja, avantdernier dey d'Alger (1818), Ahmed Bey de Constantine (1848) ainsi que d'autres figul"es Illustres comme Mohamed Ben Chenab (1969-1929), Abdelhalim Ben Smaya ou l'illustre miniaturiste enlumineur Mohamed Racim (1896-1975). Soulignons que la medersa construite dans un style néomauresque en 1904 par l'administration coloniale jouxte le mausolée qui, initialement, était érigé intra muros de la médina d'Alger. Cet ensemble fut repris de nombreuses fois par les peintres orientalistes sur leurs subjectiles au regard de sa position géographique et du symbole qu'il représentait pour les notables d'Alger, notamment lors des fêtes religieuses
Mohamed Bentaleb

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