mercredi 26 juin 2019 12:00:35

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé lundi les États membres à doter les Nations unies des moyens nécessaires à la mise en œuvre d’une approche multidimensionnelle pour le maintien de la  paix dans les pays en conflit, en insistant particulièrement sur le soutien à la réconciliation. À l’occasion d’un débat du Conseil de sécurité portant sur les meilleurs moyens pour l’ONU de garantir une paix durable, M. Ban a appelé les membres de ce Conseil et tous les autres pays de soutenir cet effort. Selon lui, une réévaluation constante de l’architecture onusienne du maintien de la paix est indispensable pour s’acquitter de mandats de plus en  plus complexes, qui vont bien au-delà de l’application d’accords de paix et incluent des volets de protection des civils et de soutien à la réconciliation et des activités dans des domaines aussi variés que l’État de droit, le renforcement des institutions et la reconstruction des infrastructures. «Je vous appelle à fournir les personnels militaires et de police qualifiés dont nous avons besoin pour mettre en œuvre ces mandats», a-t-il lancé à l’adresse de cet organe de décision de l’ONU. Le secrétaire général s’est félicité qu’une résolution du Conseil de  sécurité, adoptée lundi, identifie les actions spécifiques à entreprendre et les nombreuses contributions des missions des Nations unies au renforcement  durable de la sécurité et de la paix. Le texte de cette résolution souligne, notamment; la nécessité pour le secrétariat de planifier les tâches de consolidation de la paix de manière échelonnée en fixant des objectifs précis «pour permettre le succès des phases de transition et le retrait sans heurt des opérations». Dans ce contexte, Ban Ki-moon a souligné l’importance des synérgies  mises en place entre le Département des opérations de maintien de la paix (DOMP)  et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) dans les domaines  de la police, de la justice et des systèmes pénitentiaires. S’exprimant au nom du Mouvement des pays non alignés, le représentant  égyptien a affirmé, pour sa part, que la création de toute opération de maintien  de la paix ou toute prorogation de mandat devrait respecter de façon stricte  les objectifs et principes de la Charte des Nations unies, en particulier le  consentement préalable du pays hôte, le non-recours à la force, sauf en cas de légitime défense, et l’impartialité. Il faut, a-t-il insisté, respecter les principes de souveraineté, d’indépendance politique et d’intégrité territoriale de tous les États.  Par ailleurs, le représentant de l’Afrique du Sud a estimé que l’approche  multidimensionnelle du maintien de la paix a prouvé son efficacité face aux  conflits actuels. Il en a voulu pour preuve les résultats obtenus par les 14 missions de maintien de la paix qui sont basées sur cette approche qui, à travers les années, a contribué à jeter les bases d’une paix durable et d’une gouvernance démocratique dans les pays concernés.
 Le représentant a ajouté que l’efficacité des missions de maintien de la paix exige que l’examen de la mise en œuvre de leurs mandats s’appuie sur  des rapports informés du secrétaire général. Ces rapports doivent relayer l’avis de tous les acteurs pertinents se trouvant sur le terrain, y compris le pays hôte de la mission et les pays contributeurs de troupes.
Pour lui, l’action de l’ONU ne doit avoir pour moteur que les véritables  besoins du pays hôte de la mission.

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions