samedi 21 septembre 2019 09:49:27

Depuis que le CNPM existe, un traitement anti-cancéreux a été retiré du marché à cause des incidences rénales aiguës qu’il a provoquées et le décès d’une dizaine de personnes dans les années 1998-2000.
De 2 500 à 3 000 déclarations de traitements à effets indésirables ont été enregistrées depuis la création du Centre national de pharmacovigilance et de matériovigilance (CNPM) en 1998.
C’est ce qu’a déclaré jeudi à Alger le chef du département de pharmacovigilance et de matériovigilance au sein du CNPM, le Dr Loumi Mededjel lors de la tenue de la    «première Rencontre des pharmaciens hospitaliers autour de la pharmacovigilance».
Cette journée qui a été organisée par les laboratoires Roche Algérie en partenariat avec le Centre national de pharmacovigilance a vu la participation de 150 pharmaciens hospitaliers venus de toutes les régions du pays ainsi que des représentants du ministère de la Santé et de la PCH. Le spécialiste a indiqué que «depuis que le centre CNPM existe, un médicament anti-cancéreux a été retiré du marché à cause des incidences rénales aiguës qu’il a provoquées et le décès d’une dizaine de personnes à Alger et Oran dans les années 1998/2000. «Cette fréquence élevée nous a obligés à travers une commission ad doc, à prendre une décision collégiale pour le retrait de ce produit»,  a-t-elle indiqué avant de souligner que la signalisation de l’effet indésirable se fait par le pharmacien, le médecin, l’utilisateur lui-même ou par les laboratoires. «A partir de là, on procède à des enquêtes», a-t-elle dit, signalant que «c’est grâce à la notification qu’on peut se rendre compte que certains médicaments peuvent être assez dangereux. Il faut qu’on soit sûr que le risque est beaucoup plus important que le bénéfice pour qu’on retire des produits du marché».
Le Dr Loumi a expliqué que «les médecins peuvent nous notifier les effets indésirables. Si ces derniers sont graves et trop reproductibles, on est obligés de retirer le produit. Mais il nous est arrivé de donner juste des recommandations d’utilisation car parfois, ce sont des médicaments trop utilisés ou mal utilisés».  Pour une collaboration efficace, le Dr Loumi a indiqué que le centre fait beaucoup de formations continues sur cela au profit des généralistes, spécialistes «afin que ceux-ci sachent comment faire un suivi du patient et qu’ils prennent conscience que le médicament n’est pas un bonbon que l’on donne mais un produit qui est censé guérir». Par ailleurs, le Dr Loumi a appelé à la création de plusieurs centres régionaux de pharmacovigilance car, selon elle, «un seul centre pour tout le pays n’est pas suffisant».                                                        
De son côté, le responsable en pharmacovigilance chez Roche Algérie, M. Makhlouf Djoubeir, a déclaré que le rôle de son laboratoire en tant que titulaire d’une autorisation sur le marché, «est de mettre en place un système pour surveiller ces risques-là pour évaluer ces informations, les communiquer aux autorités, pour qu’on puisse travailler ensemble et minimiser les risques liés à l’utilisation des produits et surtout à les identifier».                    
Wassila Benhamed
 

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