Le nombre de détenus bahreïnis en grève de la faim est passé de 180 à une centaine hier, a indiqué un responsable du ministère de l'Intérieur, démentant par ailleurs des tirs de gaz lacrymogènes sur les prisonniers. Des détenus et des militants bahreïnis condamnés pour avoir pris part à des manifestations anti-gouvernementales dirigées par les chiites l'an dernier avaient entamé dimanche soir une grève de la faim pour protester contre la répression, d'après l'opposition. Le président de l'Association des jeunes Bahreïnis pour les droits de l'homme (opposition), Mohammed Maskati, avait affirmé mardi soir que la police avait tiré des gaz lacrymogènes sur les grévistes de la faim et qu'une figure de l'opposition, Abdelhadi al-Khawaja, avait été hospitalisée. Près de 3.000 personnes ont été interpellées au cours du mouvement de protestation qui a éclaté le 14 février 2011, et au moins 700 sont toujours en prison, selon une commission d'enquête indépendante. Celle-ci a dénoncé un "usage excessif et injustifié de la force" de la part des autorités lors de la répression du mouvement de protestation qui a duré un mois, faisant état de 35 morts.
- Publié dans :
- Bahreïn
DONNEZ VOTRE AVIS
Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !
Identifiez-vousS'inscrire







