PUBLIE LE : 29-01-2012 | 1:00
Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh, a affirmé hier à Alger que l'octroi de permis de travail à la main-d'œuvre étrangère est tributaire de la formation de la main-d'œuvre nationale.
Présidant l'ouverture de la rencontre nationale des directeurs de l'emploi de wilaya, le ministre a indiqué que son département avait pris des mesures rigoureuses consistant notamment en l'établissement de la condition d'octroi des permis de travail à la main-d'œuvre étrangère sur le marché du travail national contre le transfert du savoir-faire professionnel à la main-d'œuvre nationale, à travers la formation. L'Algérie compte plus de 50 000 travailleurs étrangers détenant un permis de travail et déclarés à la Sécurité sociale, a rappelé M. Louh, estimant que le taux de main-d'œuvre étrangère en Algérie est «très faible» par rapport aux autres pays, d'une part, et par rapport au nombre total de la main-d'œuvre nationale, d'autre part. Concernant la répartition de la main-d'œuvre étrangère par secteur, le ministre a précisé que le secteur des travaux publics et du bâtiment vient en tête, suivi de celui de l'industrie, outre le secteur des services qui compte «un très faible» taux de main-d'œuvre étrangère. Les directions de l'emploi au niveau des wilayas octroient ce type de permis à la main-d'œuvre étrangère dans les professions liées aux grands projets nationaux qui enregistrent un manque en matière de main-d'œuvre nationale sur le marché du travail. Dans de précédentes déclarations, M. Louh avait annoncé que plusieurs mesures ont été prises liées aux permis de travail octroyés à la main-d'œuvre étrangère, dans le cadre de la réglementation et de l'organisation du marché du travail.