dimanche 16 juin 2019 06:53:38

Plus de 18.000 prisonniers ont passé hier, les examens d'aptitude de l'enseignement moyen et secondaire dans le cadre de l'enseignement et de la formation à distance dans 108 centres d'examens au niveau national, a-t-on appris auprès de la direction générale de l'administration pénitentiaire  et de rééducation.           
18.234 détenus, qui poursuivent leurs études par correspondance, ont passé hier leurs examens d'aptitude de la première année moyenne à la deuxième année secondaire pour pouvoir accéder au palier supérieur, a indiqué le directeur général de l'administration pénitentiaire, M. Mokhtar Felioune.          
Le même responsable a précisé que le taux de réussite à ce même examen a atteint l'année dernière 67% sur 10.000 détenus, exprimant sa conviction que le taux de réussite sera meilleur cette année.          
Les prisonniers seront examinés dans les mêmes sujets que ceux des élèves scolarisés sachant que les encadreurs de ces examens dans les établissements pénitentiaires relèvent du ministère de l'Education. Le nombre global de détenus  scolarisés par correspondance à l'Office national de l'enseignement et de la formation à distance est de 22.000.           
L'administration pénitentiaire a adressé, avant la date des examens, des correspondances aux détenus inscrits et libérés dont certains sont retournés en prison pour passer les examens.           
L'administration, a indiqué M. Felioune, continuera à payer les frais d'inscription et se chargera d'inscrire les prisonniers libérés qui souhaitent  poursuivre leurs études par correspondance car l'essentiel pour lui est "que  ces derniers ne récidivent pas".           
Il a affirmé à cette occasion, que 18.070 détenus sont candidats cette  année à l'examen du baccalauréat et 3.925 à l'examen du BEM.            
"Ce chiffre traduit la volonté des détenus de poursuivre leurs études et d'améliorer leur niveau et ce, grâce aux efforts déployés pour les convaincre de l'importance de l'enseignement dans la réussite sociale", a-t-il soutenu.          
La décision du Président de la République de faire bénéficier de la grâce présidentielle les détenus admis aux examens de fin d'année a "contribué grandement à l'élévation du nombre de scolarisés parmi les détenus".
Un détenu titulaire d'un baccalauréat ne peut prétendre bénéficier de la grâce présidentielle et doit, pour ce faire, poursuivre des études au sein de l'établissement pénitentiaire pour élever son niveau, selon M. Felioune qui a précisé que cela constitue un encouragement à élever le niveau  d'éducation.          
Entre autres mesures incitatives, M. Felioune a énuméré l'augmentation du budget consacré à l'enseignement et à la formation au sein des établissements pénitentiaires estimé cette année, à 150 millions dinars, saluant le rôle de l'Office  national de l'enseignement et de la formation à distance et celui du ministère de l'Education dans la réalisation des objectifs arrêtés par le ministère de  la Justice dans le cadre de la lutte contre la criminalité par l'enseignement et la formation.          
29.169 détenus suivent une formation professionnelle, a indiqué le responsable avant de rappeler que le ministre de la Justice avait souligné que l'évaluation des directeurs des établissements pénitentiaires se fera sur la base des résultats obtenus en matière d'enseignement et de formation.          
Approchés par l'APS dans les salles d'examen à l'établissement pénitentiaire d'El-Harrach, des détenus ont indiqué que tous les moyens et conditions étaient réunis pour garantir un climat favorable. 480 détenus ont passé hier leur épreuves dans cet établissement.          
N.R., ex-détenue âgée de 34 ans et bénéficiaire de la liberté conditionnelle depuis 7 mois, suite à une condamnation à deux ans de prison ferme dans une  affaire de vol, a avoué être retournée à la prison pour passer l'examen d'aptitude  pour  la 2e année moyenne.           
Pour sa part, F.A. a exprimé son souhait de poursuivre ses études une fois sa peine purgée dans un mois.           
Pour M. Felioune, l'intérêt pour la lecture dans les établissements pénitentiaires est en hausse avec une moyenne qui oscille entre 810 et 880 livres par mois empruntés.          
Par ailleurs, le directeur général de l'ONEFD, M. Mohamed Hadj Djilani qui accompagnait M. Felioune lors de cette visite a de son côté, salué les "efforts consentis par l'administration générale des établissements pénitentiaires pour encourager les détenus à poursuivre leurs études qualifiant les résultats obtenus de "très satisfaisants".

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions