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Faire échec à la bureaucratie

PUBLIE LE : 30-03-2011 | 20:13

Le citoyen lambda, guerroyant contre des procédures administratives dispendieuses, son accoutumance forcée avec le trop-plein de paperasses, englué dans des démarches coûteuses et fastidieuses, courant derrière des pièces parfois inutiles,  est un constat que l’on observe aisément dans nombre de nos communes, villes et villages. La bureaucratie continue encore de s’étaler et de se repaître des multiples avanies qui empoisonnent l’existence de nos concitoyens.
Avec ses dysfonctionnements, son inertie latente, son manque de flexibilité, elle persiste vaille que vaille dans un environnement dont le seul privilège est de « pérenniser » des réflexes contraires aux intérêts des administrés.
Peu conformes au bon sens, ses imperfections, pour rester dans le registre de l’euphémisme, donnent l’impression désagréable, que l’unique but des fonctionnaires, est de ne rien faire et de tout empêcher. La chronique quotidienne est assez révélatrice de comportements rétifs qui se gargarisent de prétextes fumeux pour perpétuer des pratiques trop peu orthodoxes.   Dès lors chaque action, ou sursaut, s’évapore devant un reliquat de fatras bureaucratiques qui n’ont aucun justificatif. Il faut dire que cette hydre n’est pas le propre de notre pays et nos bureaucrates n’ont rien inventé. La littérature universelle en a fait ses choux gras en dénonçant l’insupportable aveuglement de clercs imbus de leur pouvoir, de leur diktat et de leur obsession à tourmenter leurs proches. L’univers kafkaïen est dans toutes les mémoires. En bref, le revers de la médaille, se jauge à l’aune de persistances aussi anachroniques que préjudiciables. Ce qui est supposé constituer un élément déclencheur du bon développement, un signe de bonne gouvernance, se transforme selon les humeurs et au fil des impérities, en un rocher de Sisyphe. Il est inutile de s’appesantir davantage sur les difficultés que rencontrent les opérateurs économiques, les investisseurs potentiels dans un pays qui affichent une franche détermination à favoriser le climat des affaires, à s’arrimer à un environnement international qui abhorre les entraves et les obstacles administratifs,  les anachronismes de schémas organisationnels surannés. Les réformes entamées depuis une décennie se justifient au regard de l’urgence à combler les retards, de la nécessité à assainir l’atmosphère et de rompre avec des pratiques qui ont avoué toutes leurs  limites et l’étendue de leur inanité.
Le Chef de l’Etat en a fortement stigmatisé les retombées nocives et les handicaps majeurs. Il a énormément insisté sur l’impérieuse obligation à changer le fusil d’épaules et mettre en place la thérapie idoine pour secouer une administration qui doit œuvrer à servir les citoyens plutôt que de leur mener la vie dure. Une  logique d’ouverture, de transparence, de soumission à la stricte application des exigences de la mission publique, est un passage obligé pour couper court au sentiment d’impunité, aux relents de népotisme que des serviteurs indélicats ont jugé bon de s’y accrocher pour d’étroits privilèges mercantiles. Les réformes mises en place ont pour objectif de renforcer le processus de modernisation de l’administration, en vue d’en accroître l’efficacité et son insertion dans un cadre d’adaptation conforme aux normes internationales. Les dernières mesures qui ont été prises par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales et qui ont trait à la suppression de pièces administratives dans les dossiers de délivrance de la carte nationale d’identité et du passeport, la réduction des délais pour la délivrance de la carte grise, le permis de conduire, l’opération de numérisation de l’état civil et plusieurs autres dispositions comme par exemple, la suppression de l’extrait de naissance spécial, le fameux document 12-S et son remplacement par l’extrait numéro 12, renseignent sur la volonté des pouvoirs publics à corriger les imperfections en temps opportun, à veiller à faciliter à nos compatriotes, le règlement de leurs problèmes administratifs sans qu’ils aient à suer sang et eau et à se défoncer la rate en pure perte.
 La lutte contre les effets pervers de la bureaucratie est désormais inscrite dans la durée, pour  éliminer les abus et les incohérences qui ont longtemps exaspéré le vécu des citoyens.                                                                                                                               
M. B.    
 

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