dimanche 05 avril 2020 02:43:42

L’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), M. Abdelkader Taleb Omar et le président de la commission nationale algérienne de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), M. Saïd Ayachi  ont  réagi Mardi, à Alger à propos de la  validation par la confédération africaine du football (CAF) de la décision de la fédération royale marocaine du football (FRMF) d’organiser du 28 janvier à 05 février prochain un tournoi africain de futsall  et l’ouverture de certaines représentations consulaires africaines à Laâyoune, ville du Sahara Occidental occupé, tout en précisant que le royaume du Maroc n’exerce   aucune souveraineté sur le territoire sahraoui qu’il occupe   depuis 1975.

Lors d’une conférence de presse animée au centre d’information sahraoui à Alger, le diplomate sahraoui à Alger a tenu à préciser que « la politique marocaine envers la RASD ne fait que perdurer le conflit entre les deux Etats et de provoquer des tensions contre le peuple sahraoui », précisant que «  ce qui se passe dans région, le Makhzen  pêche en eaux  troubles, afin d’appliquer  sa politique ». 

Après avoir rejeté « catégoriquement »  toute exploitation de la richesse des Sahraouis,  maritime et terrestre, le diplomate sahraoui a rappelé la nécessité du « respect des frontières géographiques héritées durant la période coloniale  et  le respect du droit international ».

S’agissant de la démission, en mai 2019,  du représentant personnel du secrétaire général de l’organisation des Nations-Unies (ONU) pour le Sahara occidental, M. Taleb Omar a dit qu’ « il y a des difficultés à trouver un successeur à  M. Horst Köhler, et cela revient au nombre limité des candidats à ce poste ».

Consternation du CNASPS

Pour sa part, le président de la commission nationale algérienne de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), M. Saïd Ayachi a précisé que « chaque accord conclu  sur le territoire sahraoui occupé par le Maroc est remis en cause ».

Lors de son intervention, M. Ayachi a déclaré  que les membres du CNASPS ont appris avec  consternation   la validation par la confédération africaine de football (CAF) de la décision de la fédération royale marocaine du football (FRMF) d’organiser du 28 janvier au 05 février prochain un tournoi africain de futsall  dans la ville de Laâyoune occupée.    

A cette occasion, le Président du CNASPS,  a rajouté   que la FRMF « pouvait organiser ce tournoi dans une ville marocaine située à l’intérieur des  frontières marocaines internationalement reconnues ». D’autant plus, qu’il  est important de rappeler que les frontières officielles du Maroc sont celles reconnues  au niveau des Nations-unies, comme il est utile de savoir qu’aucun pays au monde «  ne reconnait la souveraineté du Maroc sur le territoire du Sahara occidental, et que la Cours internationale de Justice (CIJ) en 1976,  la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) en 2016 et 2018, et les services juridiques de l’union africaine ont tranché cette question en déclarant que « le Maroc et le Sahara occidental sont deux territoires distincts et clairement séparés ».

Selon le Président du CNASPS, « l’objectif politique de la manœuvre  de la FRMF, aux ordres du Palais royal marocain et du Makhzen, est évident ». D’autant plus, qu’il  vise  la normalisation de son occupation du Sahara occidental, et à mettre  la communauté internationale devant le fait accompli. 

Le premier responsable du CNASPS a estimé qu’ « après l’organisation tonitruante et de villégiature     des fora Crans Montana à Dakhla, adossée à de généreuses distributions de chèques, après l’ouverture à grands renforts médiatiques de consulats de la Gambie et des Iles Comores toujours à Dakhla, en se demandant, pourquoi faire ? Y a-t-il des résidents gambiens ou comoriens en nombre au Sahara occidental dont la présence nécessiterait une représentation  consulaire ? voila aujourd’hui la décision de déroulement d’un évènement sportif international à Laâyoune occupée.

Dans ce cadre, M. Ayachi a considéré que le Maroc, par une politique de faits et d’évènements successifs, cherche à avaliser et à banaliser sa présence de colonisateur au Sahara Occidental, foulant aux pieds les résolutions pertinentes du conseil de sécurité de l’ONU.  Dans ce cadre, le président du CNASPS a dit que « cette décision de la CAF doit être corrigée pour éviter d’introduire dans les rouages de l’organisation continentale ce poison qui est la politisation, qui ne fera qu’entrainer des clivages dangereux pour l’unité africaine ».

A la fin de son intervention, le premier responsable du CNASPS a tenu à préciser que  les membres regrettent profondément ces faits intolérables et exigent l’annulation pure et simple de cette décision et à la délocalisation du tournoi en question dans une ville réellement marocaine ou ailleurs. Faute  de quoi, à l’instar de toutes les institutions gouvernementales et non-gouvernementales, de toutes les ONG sur tous les continents, de tous les espaces parlementaires, les membres du CNASPS s’autoriseront toutes les démarches indispensables et useront de tous les recours possibles pour corriger cette ubuesques situation, qui lèse de façon inacceptable les droits du peuple sahraoui.

Hichem Hamza / Rédaction Web

  

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