vendredi 28 fvrier 2020 09:54:51

Le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l'UA, Smail Chergui, a réaffirmé, mardi à Libreville, la nécessité de conjuguer les efforts en vue de trouver de "meilleurs solutions possibles aux situations de conflits" en Afrique.

M. Chergui a lancé cet appel lors de son intervention aux travaux du 7ème séminaire de haut niveau du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA, qui ont pris fin mardi dans la capitale gabonaise.

"Notre séminaire vient à propos, nous inviter à la recherche de meilleurs solutions possibles, aux situations de conflits notamment au Soudan du Sud, en Libye, en République Centrafricaine et dans la région du Sahel", a souligné M. Chergui dans son allocution.

"Pour que l’Afrique soit respectée, il faut réparer une injustice historique contre ce continent. Ceci d’autant plus qu’il y a une demande accrue du continent pour la révision du Conseil de sécurité et de sa composition", a-t-il insisté.

Conçue comme une plateforme de concertation et d'harmonisation, la retraite du Conseil de paix et de sécurité vise à faire le point sur la situation sécuritaire du continent, et à déterminer les lignes directrices qui devront guider les positions africaines aux Nations Unies.

Lors des travaux du séminaire sous le thème :"Faire taire les armes en Afrique..créer un environnement favorable pour les enfants affectés par les conflits armés", M. Chergui a félicité le Gabon pour son hospitalité, rappelant l’objectif de cette rencontre réunissant les pays membres de

l’UA.

De son côté, le Premier ministre gabonais, Julien Nkoghe Békalé, qui a présidé les travaux de cette rencontre, a interpellé l’assistance sur l’importance de la question de ce séminaire.

Le ministre burundais des relations extérieurs et de la coopération, Président du CPS pour le mois de janvier, Ezéchiel Nibigira a pour sa part interpellé l’assistance en vue de protéger les générations à venir. "Nous devons faire taire les armes pour offrir un cadre d’épanouissement aux générations futures", a-t-il lancé.

Selon les chiffres révélés par le CPS de l’UA, 1/5 des enfants présents en zone des conflits sont africains, soit 152 millions d’enfants.

S’exprimant à son tour sur le thème de cette réunion, le ministre des Affaires étrangères gabonais des Affaires étrangères, Alain Claude Bilié-By- Nzé, a relevé "l’importance de celui-ci, qui cadre avec la vision de l’agenda 2063, à savoir la construction d’une Afrique intégrée, prospère et pacifique, représentant une force dynamique sur la scène mondiale".

"Les acteurs majeurs de cette Afrique de demain vers lesquels se portent nos ambitions sont précisément les enfants, et qui actuellement sont parfois en prise à des conflits armés et livrés aux pires défis", a-t-il souligné.

Il a réaffirmé la contribution de son pays dans "les réponses aux défis que l’Afrique doit relever en termes de mesures plus adaptées aux enjeux de l’heure, dans le strict respect des attentes des  populations".

Les échanges de ce séminaire du (CPS) de l'Union africaine (UA) ont porté principalement sur la résolution des conflits armés sur le continent, avec un intérêt porté sur la situation des enfants en Afrique durant les conflits armés. La réunion a été l'occasion pour les participants de discuter d’échanger sur les situations de paix et de sécurité sur le continent.

De membres du gouvernement, les diplomates ainsi que les représentants des organismes des Nations unies (ONU) et de l’Union africaine (UA) ont pris part aux travaux de ce séminaire.(APS)

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