samedi 22 septembre 2018 07:15:22

La justice espagnole a refusé une permission de sortie de prison à un indépendantiste qui voulait se faire élire à la présidence catalane et succéder ainsi à Carles Puigdemont, qui n'a pas exclu un retour aux urnes face à ce blocage. Un juge de la Cour suprême a refusé vendredi d'accorder la permission de sortie de prison sollicitée par Jordi Sanchez, qui voulait se présenter au parlement régional pour être investi comme nouveau président de l'exécutif catalan. Le président du parlement catalan Roger Torrent a annoncé dans la soirée dans un tweet que la séance d'investiture prévue demain était «ajournée». Jordi Sanchez était l'unique candidat. Élu député catalan le 21 décembre alors qu'il était déjà en prison, M. Sanchez a été désigné candidat après que Carles Puigdemont — poursuivi pour «rébellion» et «sédition»— avait renoncé à briguer la présidence régionale depuis Bruxelles où il s'est exilé. «Ce n'est nullement une tragédie qu'il y ait de nouvelles élections, bien que ce ne soit pas la priorité et qu'aucun d'entre nous ne le veuille», a déclaré Carles Puigdemont dans une interview publiée vendredi par le quotidien nationaliste catalan El Punt Avui. «Si nous revenons à des élections, ce sera à cause de l'irresponsabilité de l'État, qui n'a pas accepté les résultats du scrutin du 21 décembre», qui a redonné la majorité en sièges aux indépendantistes au parlement catalan, a affirmé M. Puigdemont. Si le blocage se prolongeait dans la région, il reviendrait au chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy de convoquer de nouvelles élections régionales.
 

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