mardi 26 septembre 2017 17:13:01

"Viols, tueries, destructions" : la population de la province de la Basse-Kotto dans le centre de la Centrafrique subit "une flambée terrifiante" de violences, dénonce l'ONG Amnesty International dans un rapport publié hier. Dans cette province, "des femmes sont violées, des hommes sont tués, des villages sont détruits et la force de maintien de la paix des Nations unies s'avère incapable d'enrayer ces violences", affirme dans un communiqué Joanne Mariner, conseillère principale sur la réaction aux crises à Amnesty International. L'ONG pointe du doigt le groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC) du chef de guerre Ali Darass, proche des nomades peuls et établi dans la région d'Alindao, sous-préfecture de la Basse-Kotto, à environ 300 km de Bangui à vol d'oiseau. En outre, Amnesty a déploré que les Casques bleus de la Mission de l'ONU (Minusca) n'aient "pas empêché les violences contre des civils". Contacté par l'AFP, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro a déclaré que "des équipes ont été déployées pour documenter les violations". Une base temporaire a été installée dans la ville pour "assurer protection aux déplacés et faciliter le travail des humanitaires", a-t-il ajouté. Fin juillet, une dizaine de personnes avaient été tuées dans un village à 7 km d'Alindao.
 

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