mardi 27 juin 2017 09:46:49

On a tous assisté un jour ou l’autre au spectacle désolant de voyageurs obligés de quitter leur bus en pleine route, quelquefois même dans des endroits isolés, celui-ci ne pouvant plus assurer leur transport à cause des défaillances techniques. Plus grave encore, une fois ou deux, ces voyageurs ont été évacués d’urgence et sortis in extremis du bus qui avait subitement pris feu, créant ainsi la panique et mettant sérieusement en danger la vie de ces usagers. Les habitués de ces transports en commun ont vécu, si ce n’est pas régulièrement, au moins une fois la terrible aventure du bus ne pouvant plus contrôler sa vitesse car ses freins sont défaillants. Et comme par hasard, ces anomalies n’arrivent que chez les transporteurs privés qui mettent en circulation des bus en état de délabrement flagrant et bien visible. Les statistiques montrent, si besoin est, que les accidents les plus spectaculaires et les plus mortels sont causés par des bus de voyageurs au niveau d’Alger et même en dehors de la capitale. Le parc des bus privés est estimé à plus de 10.000 unités roulant dans plusieurs agglomérations algéroises, dont la moitié a plus de dix ans de service et certains mis en circulation depuis les années 1970.
Ces bus ne répondent plus aux normes de sécurité requises. Où sont les services de contrôle de la wilaya et des transports ? A quoi sert le  contrôle technique des véhicules effectué pourtant chaque année si on laisse des bus délabrés toujours en circulation ? Aucune mesure coercitive n’est venue obliger ces transporteurs à renouveler leur flotte. On ferme les yeux et on reste laxiste, ce qui, bien sûr, permet à ces propriétaires de bus privés de garder leurs vieux «engins» au risque de mettre en danger la vie de leurs clients. Les services concernés doivent réagir et ne pas attendre une éventuelle catastrophe pour enfin faire appliquer la loi. Ces bus doivent impérativement être retirés de la circulation même au prix d’une tension sur les besoins en transport. La vétusté de ces véhicules constitue l’une des quatre principales causes, du terrorisme routier. Pourtant, si le contrôle technique n’est pas seul responsable de ces sinistres, la logique et le bon sens voudraient que l’on s’interroge, notamment sur la qualité de ses prestations et la nature des contrôles effectués. Pouvons-nous alors parler d’un contrôle technique consciencieux et strict ? Ce qui est certain, c’est que devant l’ampleur du drame qui entache quotidiennement nos routes, le doigt accusateur est directement pointé sur le laxisme et la complaisance, pratiqués dans certains centres de contrôle.                     
F. L
 

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