mercredi 22 fvrier 2017 18:37:33

 
Le commandant de l’École supérieure de la logistique, le général Abdelghani Moumen, a appelé à puiser les constantes du défi dans l’histoire de la Révolution pour moderniser l’institution militaire et contribuer au développement du pays. «Aujourd’hui, et à la lumière des mutations et du contexte actuel, il est impératif de puiser dans notre glorieuse histoire révolutionnaire toutes les constantes du défi pour moderniser l’institution militaire et contribuer efficacement au développement de notre cher pays», a indiqué le général Moumen dans son intervention, lors d’une conférence sur le moudjahid Cheikh Benmohktar Amoud. Il a précisé que le commandement suprême de l’Armée nationale populaire (ANP), conscient de l’impact certain de l’histoire, s’est employé à «moderniser les programmes scolaires à travers leur actualisation et l’introduction de la référence de l’histoire nationale en tant que matière essentielle pour initier les générations montantes à la lutte de leurs aïeux et leur inculquer le sens du sacrifice pour la patrie». De son côté, le directeur général des Archives nationales, Abdelmadjid Chikhi, a appelé à accorder tout l’intérêt à l’histoire et à se «référer aux documents sur l’époque coloniale, notamment dans le Sud». Il a rappelé, à ce propos, que la plupart des documents ayant traité de l’occupation du Sud par le colonialisme français et la résistance des populations de la région étaient des rapports militaires de l’armée française, relevant que le facteur géographique et les reliefs «avaient effacé les vestiges témoignant de la présence coloniale française» dans la région. Né en 1859 à Janet, Cheikh Benmokhtar Amoud compte parmi les plus fervents résistants au colonialisme français dans le sud algérien. Il mena sept batailles contre l’ennemi dont la plus imposante sera celle menée contre la campagne de reconnaissance militaire de 1881, et qui a freiné l’avancée de l’armée française dans le Sahara durant 20 ans. Le 7 mai 1902, il prit part à la bataille de «Tit», près de Tamanrasset, puis à la bataille de 1908 lors de la tentative d’occupation de la ville de Janet. Il a contraint l’armée française à reculer jusqu’en 1929, date d’occupation de la ville. L’année 1923 sera celle de la fin de sa résistance contre l’ennemi français en quittant le territoire algérien pour se rendre à Fezzan (Libye) où il mourut en 1928. Lors de cette conférence, une distinction a été remise aux petits enfants du moudjahid Amoud, au directeur des Archives nationales, Abdelmadjid Cheikh, et au président de l’association Mechaâl Echahid, Mohamed Abbad.

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