mardi 20 aot 2019 02:11:32

Un séisme de moyenne intensité s’est produit hier matin à Guelma, dans l’est du pays. C’est en fait à 9h56 qu’une secousse tellurique d’une magnitude de 3,6 degrés ouverte sur l’échelle de Richter a été enregistrée hier dans cette ville, sans faire de victimes. Selon le communiqué diffusé par le Centre  de recherche en astronomie, astrophysique et géologie (CRAAG), l’épicentre de ce tremblement de terre a été localisé à 14 kilomètres au sud-est de Guelma.  Aucune perte humaine ni dégât matériel n’ont été enregistrés, rapporte un premier bilan des services de la protection civile. Cependant, selon le lieutenant Benamzal Hamza, de la cellule de communication de la DG de la protection civile, « les vibrations ont été ressenties par les habitants résidant dans le rayon proche de l’épicentre ». Fort heureusement, il y a eu, plus de peur que de mal.
Il faut dire que Guelma n’est pas à sa première secousse tellurique. Plusieurs secousses de faible et de moyenne intensités ont été enregistrées dans un passé récent. On se souvient du tremblement de terre ayant eu lieu en juillet dernier dans cette même région du pays. D’autre part, nombre de séismes toujours de faible à moyenne intensité se sont produits quelques années plus tôt, en 2009, notamment. Il est aujourd’hui connu que nul n’est encore en mesure de prédire un tremblement de terre, en dépit de tous les travaux de recherches scientifiques menés, à ce jour. Cependant, la science a permis, il faut le dire, l’identification de la plupart des failles existantes dans le nord de l’Algérie partant de l’Atlas saharien jusqu’à la mer Méditerranée. Ainsi, 5 bassins actifs depuis 8 millions d’années d’histoire géologique ont été recensés et localisés au niveau de la chaîne du nord du pays. Il s’agit en l’occurrence de l’Oranie, du bassin de Chlef-Alger, celui de la Soummam qui s’étend jusqu’à Bouira et du bassin Constantine-Guelma.
L’ensemble de ces régions, notamment la région de Guelma, sont caractérisées par une activité sismique régulière faible à modérée, ponctuée ici et là, par d’autres assez fortes.  Cette activité sismique faible à modérée est généralement qualifiée de bénéfique, par nos chercheurs, puisque lorsque ces structures actives du nord de l’Algérie bougent en permanence avec des séismes modérés à faibles non dangereux, elles perdent petit à petit leur énergie, au lieu de rester silencieuses trop longtemps et d’accumuler de l’énergie de façon à produire un séisme à grande magnitude.
Soraya G.

 

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