mercredi 08 fvrier 2012 12:45:16

A la veille de la fête de l’Aïd et à une semaine de la rentrée scolaire, la famille algérienne ne sait plus où donner de la tête tant le budget se trouve fortement grevé par un mois de dépense et de consommation au gré des parfums et des envies auxquels le jeûne ajoute sa part de parfum.
Un petit tour au niveau des marchés de la capitale et de ses proches banlieues, laisse pantois plus d’un et entre hier et aujourd’hui, le citoyen ne comprend plus rien aux règles censées présider l’éthique et le bon sens de la vie en société.
Au  niveau du centre de la capitale, au marché Rédha Houhou, la variété est visible et des fourchettes de prix sont proposées aux acheteurs. A Meissonnier, les étals le long de l’allée exposent les légumes, les pâtes crues, roulées ou cuites au milieu des cageots de légumes sans se gêner des prix proposés. Aux marchés de la rue Bouzrina (de Chartres), d’Amar El Kama (Djamaa Lihoud) ou le long de la place des Martyrs, les prix sans vraiment narguer les couffins, les ménagères peinent à desserrer le fermoir du porte-monnaie en s’approchant des étals. La courgette, le légume de saison, ne flétrit et ne se démode tant elle décore le fond de la chorba  du ramadhan et le plat de couscous de l’Aïd. Au marché couvet de la place des martyr, les prix des légumes et des fruits se laissent observer sans vraiment gêner les marchands des étals en ce mois de sincérité et de piété alors que la pomme de terre et l’oignon sont disponibles et à des prix abordables variant la première entre 25 et 45 DA, le second entre 20 et 35 DA.
La viande de volailles  qui a connu un pic incroyable ce mois-ci reste élevée et ne se laisse évidé pour le poulet qu’à 350DA  le kilo au moment le kilo d’escalope de dinde se tient à 780 DA. Le foie se saisit entre 1650 aux boucheries de la rue de la Lyre, et le steak se prépare  entre 1800 et 1900. Une virée au marché couvert d’El Harrach, quand bien même les prix gardent les accords d’un équilibre régulier, convenant à toutes les bourses, il est loisible de remplir son panier en se déplaçant un peu plus haut devant le marché de poisson où se côtoient les étals et  les marchands, les produits et les prix des viandes, blanche, rouge et des poissons de tout calibres, des légumes et toutes les herbes. Les fruits se promènent en charrettes et les prix se négocient entre un sourire, un coup de colère ou simplement en  poursuivant son chemin. La mercuriale des viandes ovines dont le prix établi depuis le début du mois sacré entre 910 et 980 DA, celles bovines dont l’obtention s’acquiert entre 1100 et 1140 DA ne connaît pas de surenchère excessive. Le prix du poisson garde son œil entre la fraîcheur de son arrivée  et la variété de sa chair même si les crevettes, les rougets, les merlans et les beaux morceaux de tranches se disputent le sommet de la mercuriale qui ne se voit nulle part entre 1500 et 2500 DA le Kilo.
La langue de veau pend à 700 DA alors que celle du mouton revient à 300DA la pièce.
Les fruits sont de tous les goûts et les saveurs et l’on peut avoir sa corbeille de fruits en évitant les marchés en croisant les fourgons et des vendeurs ambulants.
Houria A.

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