dimanche 27 septembre 2020 15:58:37

Option développement

PUBLIE LE : 10-08-2020 | 0:00 | EL MOUDJAHID

L’Université et le monde de l’entreprise sont appelés à créer des passerelles solides et complémentaires, et à jeter les bases d’une implication sérieuse dans le nouveau modèle économique initié par le chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune. Cette complémentarité, pourtant capitale, fut fréquemment repoussée aux calendes grecques, quand elle ne faisait pas l’objet de professions de foi, de séminaires ou de conférences budgétivores sans véritable portée. Une rupture avec ces pratiques est désormais perceptible, à travers la volonté d’asseoir les bases d’une refondation profonde de l’économie, par la diversification des sources de revenus à l’exportation et une suppression urgente des entraves bureaucratiques.
Un nouveau modèle économique s’instaure dont l’objectif essentiel est de mettre fin à une hyper-dépendance aux hydrocarbures et à la rente. Pour parvenir à ce résultat, Abdelmadjid Tebboune compte beaucoup sur la redynamisation du partenariat entre l’Université et l’entreprise. Il mise également sur l’intégration de la recherche scientifique et technologique en tant que pilier sur lequel s’édifie un secteur économique à même de contribuer réellement à l’effort national de développement. Le monde de la recherche universitaire est apte à proposer des alternatives crédibles aux nombreux problèmes posés par la gestion économique. Il a démontré qu’il peut prendre en charge des problèmes et les résoudre convenablement, sans le recours à l’expertise étrangère, à condition que s’instaure une relation de confiance durable entre l’Université et l’entreprise, que se forge à leur niveau une coopération entièrement dévouée aux intérêts supérieurs de la nation. Le chef de l’État a affiché sa disponibilité à promouvoir les entreprises, notamment les start-up, en leur garantissant les conditions indispensables à leur épanouissement. Il s’est engagé à favoriser toutes les initiatives pouvant contribuer à redresser l’économie nationale, à travers un dispositif d’appui au monde du travail. Les opérateurs économiques doivent s’impliquer dans ce dispositif en élargissant leurs activités et en injectant des investissements productifs. La grave crise sanitaire a eu, tout de même, l’immense avantage de voir surgir un prometteur réservoir de compétences, de révéler un fécond vivier de savoir-faire. L’implication remarquée de la communauté scientifique sur le front de lutte contre la Covid-19 est porteuse d’espoir en l’avènement d’une élite active aux connaissances indéniables. Cette élite est en droit de revendiquer soutien et appui, étant admis que la valorisation des hommes de science, des spécialistes et d’une main-d’œuvre hautement qualifiée est pour l’Algérie nouvelle d’une absolue priorité.
L’engagement du chef de l’État en sa faveur est clair et les enseignements sont retenus. La renaissance à laquelle aspire notre société ne se transmet pas par atavisme, mais par une optimisation permanente des rapports entre le monde productif et l’Université, de la conjonction de leurs efforts. Il a donné les assurances d’une mise en place d’un plan de remobilisation de tout le potentiel scientifique algérien.                         
 EL MOUDJAHID 

 

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