dimanche 27 septembre 2020 18:01:54

L’Islam de la tolérance

PUBLIE LE : 25-04-2020 | 23:00 | EL MOUDJAHID

 La bataille n’est pas terminée. Loin s’en faut. Les résultats satisfaisants appellent à davantage de vigilance, de prudence et de discipline pour sortir au plus vite de la crise sanitaire. Aucun fléchissement n’est autorisé à ce stade de la situation marquée par une nette stabilisation, malheureusement altérée par le comportement irresponsable et inadmissible de certains de nos compatriotes bravant les mesures de prévention et de protection et mettant en cause l’effort national de lutte contre la pandémie. Dans ce long et dur combat, le satisfecit de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) traduit incontestablement les progrès réalisés attestés par l’allégement des horaires de confinement partiel dans neuf wilayas (Alger, Tipasa, Tizi Ouzou, Bejaia, Sétif, Médéa, Aïn Defla, Oran et Tlemcen), et la levée du confinement total à Blida désormais astreinte aux nouveaux horaires de 14h à 7h et renouant progressivement avec les activités essentielles. Le principal foyer de l’épidémie est maîtrisé. Il s’agit d’un indicateur précis de l’évolution de la situation tributaire de la «discipline sanitaire sécuritaire», et de l’engagement individuel et collectif qui nous rapprochera du retour à la normale. L’optimisme mesuré caractérise ce Ramadhan à l’épreuve des valeurs fondamentales de l’islam, de la rahma, de la tolérance et de la solidarité gravement transgressées par tous ceux qui portent atteinte à la santé publique et par la faune des spéculateurs. Toutes les mesures de renforcement du dispositif sécuritaire et de lutte contre la flambée des prix ont été prises, pour permettre l’accomplissement d’un Ramadhan apaisé et sans tension. «J’aurais tant souhaité que nous célébrions ensemble l’avènement de ce mois béni par l’inauguration de la grande mosquée d’Alger à El-Mohammadia, mais la volonté divine en a décidé autrement», a affirmé le président de la République, dans son message adressé au peule algérien. Cette conjoncture difficile a ainsi imposé les Tarawih à la maison, confortée par la sunna, autorisée par tous les oulémas du monde musulman et recommandée par le rite malékite majoritairement pratiqué par les pays maghrébins. Cette pratique surérogatoire n’est pas obligatoire. Elle s’inscrit dans le formidable élan de mobilisation et de solidarité conçu comme «un nouveau départ» de l’Algérie de demain, forte de son potentiel, des capacités d’innovation de la jeunesse ouverte aux technologies nouvelles et des compétences de l’élite scientifique et universitaire. «Le souffle nouveau et novateur», évoqué par le président de la République, participe à l’intégration des «centaines de milliers de diplômés des universités et des instituts supérieurs» en puissant levier du nouveau modèle de développement économique. Cette mutation, en rupture avec l’ère de la marginalisation et de la dépendance au tout-pétrole, est annonciatrice de la bataille de l’après-pandémie.
EL MOUDJAHID
 

 

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