dimanche 05 avril 2020 02:46:36

Rétablir la confiance

PUBLIE LE : 15-02-2020 | 0:00 | El Moudjahid
Après trois journées d’intenses débats et d’interrogations, le Plan d’action du gouvernement a été adopté, jeudi dernier, à la majorité par l’APN, lors d’une séance plénière présidée par M. Slimane Chenine, en présence du Premier ministre, Abdelaziz Djerad, et des membres du gouvernement ; un plan destiné à mettre en œuvre le programme du Président Abdelmadjid Tebboune.
 
Transparence et franchise ont imprégné les principales questions touchant au plus près les préoccupations du citoyen. Au-delà des griefs, des réserves, des remarques et des suggestions formulés par les représentants du peuple autour de ce document, l’intérêt supérieur de la nation a prévalu.
 
Par ce vote, les députés marquent leur soutien à la démarche globale du chef de l’État, engagé pleinement dans l’édification d’un État de droit, en rupture totale avec les multiples déficits d’une gouvernance fondée sur un autoritarisme exacerbé, sur une dilapidation effrénée des deniers publics, un pillage systématisé de la richesse nationale, un effritement des institutions soumises au fait du prince.
 
Une telle situation de délitement généralisé — où prévalaient l’allégeance sur la compétence, la surenchère et les slogans sur la conviction — a provoqué une marginalisation des cadres les plus honnêtes, voire leur exode vers des pays qui n’ont pas manqué de capitaliser leur savoir-faire. Les Algériens sombraient dans le doute et perdaient progressivement confiance en leur État et ses institutions.
 
C’est cette confiance qu’il faudra impérativement réhabiliter et renforcer. C’était un leitmotiv repris et constamment revendiqué par quasiment tous les députés de la chambre basse. Et pour cause. Rien ne peut plus se faire ni s’accomplir sans retisser ce lien de confiance mutuelle de transparence et de clarté dans toute la démarche du gouvernement, des commis de l’État et des élus. Le président de la République a, dans le cadre de sa campagne électorale, assuré le peuple algérien qu’au cas où il est élu, il œuvrera sans relâche pour combler ce déficit de confiance qui a envenimé les rapports entre les citoyens et l’État.
 
Les Algériens ont exprimé un ras-le-bol salutaire, lors de l’historique mouvement populaire du 22 février 2019, revendiquant un changement radical des modes de gouvernance, en vue de débarrasser le pays de la corruption, du népotisme et des atteintes répétées à la crédibilité des institutions. Le gouvernement est conscient de cette exigence de restaurer la confiance, qui sonne comme un défi à relever. Sortir l’Algérie d’une conjoncture délicate avec le concours de toutes les forces politiques et sociales, les élites locales et celles établies à l’étranger, suppose un comportement qui s’attache aux règles de la confiance, un rejet catégorique des promesses illusoires, des engagements sans cesse remis aux calendes grecques.
 
L’Algérie est en passe de tourner la page d’un legs désastreux pour mobiliser toutes ses ressources et tout son potentiel, et pour asseoir les fondements d’une nouvelle société bâtie sur la confiance et le respect de la parole donnée.   
EL MOUDJAHID      
 

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