mercredi 16 octobre 2019 13:20:43

Une exigence

PUBLIE LE : 10-10-2019 | 0:00 | El Moudjahid

Les prétendants à la présidentielle du 12 décembre continuent de retirer les formulaires de souscription, en vue de constituer leur dossier. Plus de 130 se sont déjà rendus à cet effet au siège de l'Autorité nationale indépendante des élections. Parmi eux, figurent un grand nombre d’indépendants, ainsi que des chefs de parti, et l’on sait que certains parmi ces derniers ont différé leur décision pour les prochains jours, après les réunions de leurs états-majors.
La collecte des signatures sera suivie de l’élaboration et de la diffusion des programmes qui devraient se concentrer sur les mécanismes permettant de maintenir la stabilité du pays et la poursuite des plans de développement. Dans leurs déclarations, suite à l’annonce de la date des élections, les partis et les personnalités ont déjà donné un avant-goût de leurs préoccupations, parmi lesquelles sont inscrites en bonne place l’instauration d’une nouvelle République, la poursuite de la lutte contre la corruption et la rationalisation des dépenses publiques, tout en appelant à un nouveau paradigme économique basé sur la préservation de l’outil de production et la recherche de nouvelles sources de richesse, pour réduire progressivement le poids des hydrocarbures dans les rentrées en devises du pays.
L’intérêt accordé au volet économique trouve sa genèse dans la situation actuelle porteuse de menaces, selon les uns, et d’opportunités, selon les autres. Tous s’accordent à dire que l’objectif de diversification de l’économie ne signifie nullement une tendance à l’abandon de promotion du secteur des hydrocarbures. Il s’agit, bien au contraire, de redynamiser les activités de l’entreprise en charge du secteur, en y incorporant les avantages du partenariat, afin de parvenir à l’augmentation de la production, à la fois pour satisfaire la demande domestique et honorer les contrats d’exportation. Entre-temps, la fiscalité pétrolière continuera à alimenter le Trésor public, ce qui n’exclut pas la nécessité de la booster par la contribution des secteurs de l’industrie, de l’agriculture et des services. Une réunion présidée récemment par le Premier ministre a d’ailleurs abordé la contribution des hydrocarbures à l’économie nationale, alors que Sonatrach a jugé urgent de promulguer une nouvelle loi, en rappelant que la production, en partenariat, représente le quart de la production nationale, après avoir connu une contribution d'environ 33% en 2007, au moment où le ministère de l’Énergie a entamé une campagne d’explication sur les objectifs de la nouvelle loi sur le secteur.
Dans un contexte de poursuite des efforts pour encourager la production nationale, d’autres dossiers sont pris en charge par le gouvernement dans les dispositions de l'avant-projet de loi de finances pour 2020. Toutes ces initiatives témoignent de la place importante accordée au volet socio-économique et, en parallèle, avec la préparation de l’élection, afin qu’un nouveau président puisse être choisi par la voie des urnes et parvenir de la sorte au salut du pays. Tout cela se déroule dans une ambiance où une minorité tente d’imposer son propre calendrier, celui du scepticisme et de la tension. À l’évidence, s’il y a un indicateur important à signaliser dans la conjoncture actuelle, c’est que le citoyen qui témoigne d’un grand intérêt pour les questions économiques veut un président de la République dont le pays a grandement besoin. Pour cela, le passage par l’urne n’est pas une option, mais une exigence patriotique et démocratique.
El Moudjahid

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