lundi 23 septembre 2019 03:38:43

AUTORITÉ ET LÉGITIMITÉ

PUBLIE LE : 11-09-2019 | 0:00 | EL MOUDJAHID
La réunion du Conseil des ministres, tenue lundi sous la présidence du chef de l’État, a examiné et adopté deux textes de loi relatifs au processus électoral, qui seront soumis dès aujourd’hui au Parlement. Le premier concerne le régime électoral, et le second a trait à la création d’une autorité nationale indépendante d’organisation des élections. L’un comme l’autre ont été élaborés sur la base des suggestions présentées par l’Instance nationale de médiation et de dialogue, couronnement de tout un processus de rencontres avec les formations politiques, les représentants de la société civile, le mouvement associatif, les personnalités nationales, ainsi que des acteurs du mouvement populaire. Parmi les principaux amendements contenus dans le projet de loi organique, figure la création du fichier national des électeurs et l’allégement des conditions de participation aux élections présidentielles. Quant à l’Autorité d’organisation des élections, sa création, sa composante humaine, son fonctionnement, ses prérogatives font qu’il s’agit d’un véritable bouleversement institutionnel, dans la mesure où les missions d’organisation des élections, qui étaient jusque-là dévolues à l’Administration (et au ministère de l’Intérieur), lui reviennent entièrement, de la convocation du corps électoral jusqu’à la proclamation des résultats.  
À l’issue du Conseil des ministres, le premier qui se tient depuis la démission de l’ancien président de la République, le chef de l’État a sans doute raison de dire qu’en adoptant ces deux textes de loi, «nous avons atteint une étape cruciale du processus politique, qui, à son tour, aplanira la voie à l'organisation d'une élection présidentielle, remplissant les conditions de transparence et de régularité, de manière à répondre à l'une des revendications essentielles du peuple algérien». Il ajoute que de «ce fait, j'estime que la conjoncture est favorable à la conjugaison des efforts, en prélude au rendez-vous du peuple avec une échéance nationale décisive, qui lui permettra d'élire un président remplissant les critères de compétence et de légitimité, indispensables à la réalisation de ses aspirations au changement, à la satisfaction de ses revendications légitimes, et à la concrétisation des réformes escomptées, qu'il n'a eu de cesse de revendiquer».
À l’évidence, ce résultat obtenu sans heurt, de manière pacifique, n’a été possible que grâce aux institutions de la République et à l’encadrement honnête qui les anime, ainsi qu’à l’accompagnement patriotique de l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale et son Haut Commandement qui veille à la stabilité du pays et dont les engagements témoignent de son positionnement constant aux côtés du peuple. Il s’agit — quoique certains tentent d’en minimiser la portée — d’une véritable rupture avec l’ancien régime, rupture qu’il convient de consolider au fur et à mesure, afin de faire en sorte que l’élection, qui est un mécanisme incontournable de toute démocratie, puisse se dérouler dans une ambiance de sérénité, à travers une compétition ouverte où le seul gagnant sera le libre exercice de la souveraineté du peuple. Il s’agit d’une nouvelle étape qui permettra à notre pays de rétablir à la fois l’autorité indispensable de l’État et de conférer toute la légitimité nécessaire à ses institutions. Il s’agit d’une aspiration populaire forte. Ce ne sera sans doute pas facile pour un processus nouveau, vu le contexte et l’existence d’une minorité qui lui est hostile et qui entretient le doute et la confusion, pour mieux garder le statu quo, et, pourquoi pas, nourrir le chaos, mais le challenge nous sommes tenus de le relever, ensemble, citoyens, patriotes et démocrates, car nous ne disposons pas d’un autre pays.   
EL MOUDJAHID
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