mercredi 18 septembre 2019 08:02:55

Rassemblement

PUBLIE LE : 19-08-2019 | 0:00 | EL MOUDJAHID

En début de cette semaine, l’Instance de dialogue et de médiation a franchi un nouveau pas dans la préparation de la prochaine élection présidentielle. Elle a d’abord installé un nouvel organe chargé de la facilitation de contacts avec les acteurs politiques, tout en édictant une nouvelle règle à respecter par les candidats au prochain scrutin. En outre, l’Instance continue de récolter des appuis renouvelés de certaines formations politiques, à l’instar du FLN, du RND, d’El-Bina et du Front El-Moustakbal, alors que la semaine dernière, d’autres partis ont assuré de leur adhésion au dialogue. Des associations et des personnalités ont également vite compris l’intérêt que représente ce processus qui devra être couronné par la création d’une commission indépendante en charge de l’élection, et ce,  jusqu’à l’annonce des résultats.
Lors de la prochaine conférence de dialogue, il est également prévu de programmer, au débat, l’amendement du Code électoral, pour être en conformité avec la nouvelle donne politique, après l’annulation de la présidentielle du 4 juillet dernier. Étant donné l’importance du dialogue, toutes les parties ayant montré leur disposition à y prendre part ne l’ont fait que suite à leur conviction de la nécessité d’adopter ce procédé, pour rassembler un grand nombre de voix et soutenir ce choix de se réunir, pour dégager un consensus nécessaire et dépasser les divisions.
C’est là une méthode à privilégier pour surmonter la situation actuelle et préserver les acquis nationaux, au lieu d’exposer le pays à des risques d’instabilité politique et de désagrégation du front, ou encore du délitement de la conjoncture économique.
Faire aboutir l’action de cette Instance, avec l’objectif de l’organisation de l’élection, est le souhait de nombreux citoyens interviewés et qui mettent en exergue la nécessité de dépasser rapidement la crise, comme ils veulent également exercer au plus vite le droit de vote pour choisir par les urnes le futur président qui aura entre les mains les destinées du pays et engager ainsi les projets de réformes tant réclamées par les citoyens.
Ces derniers ont en horreur toute perspective de faire perdurer la crise, car cela risque de faire basculer la nation dans l’anarchie, à côté d’autres formes de vulnérabilité. Différentes franges de la société appellent à faire face à des discours malveillants et à se concentrer plutôt sur les moyens susceptibles d’aider à pallier la situation actuelle. Les revendications populaires sont axées sur un approfondissement de la démocratie et la poursuite de la lutte contre la corruption : soit autant de chantiers qui sont pris à bras-le-corps, chacun en ce qui le concerne, aussi bien par l’Instance de dialogue que par les institutions de l’État. D’un autre côté, les interventions de l’institution militaire en faveur du dialogue sont aussi mises en exergue, car cela est perçu comme un atout important dans la recherche d’une solution.
L’œuvre de redressement n’incombe pas qu’à une seule partie, et c’est pour cette raison qu’il est primordial d’associer toutes les forces vives de la nation pour réaliser ce noble projet.

El Moudjahid

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