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Le meilleur choix

PUBLIE LE : 11-06-2019 | 23:00 | El Moudjahid

Le choix du dialogue constructif pour sortir de la crise politique est un credo qui revient quasiment dans toutes les déclarations des partis, associations et personnalités, même si ses modalités sont encore loin de faire l’unanimité.
L’autre point de divergence entre les acteurs de la société concerne l’interlocuteur dans ces concertations, car au moment où certains acceptent de s’asseoir à la même table que les représentants de l’État, d’autres rejettent cette option, préférant appeler à un présidium qui prendra en charge les destinées du pays et réunira les interlocuteurs pour un échange sur les perspectives de la prochaine étape dans l’édification d’une nouvelle République.
On distingue même des parties qui veulent exclure du processus les forces politiques ayant participé à divers gouvernements, lors de ces 20 dernières années. La démarche n’est guère propice à la contribution souhaitée de toutes les compétences, en vue de la recherche de solutions garantissant la pérennité du caractère républicain de l’État, à travers l’union de toutes les forces en présence, et garder intactes les chances de parvenir à une issue à la crise dans le cadre de la Constitution.
C’est dans cet objectif que de nombreuses voix ont préconisé que le dialogue devrait rassembler les partis, les organisations syndicales, les associations et les représentants du mouvement populaire.
Ce serait là une réponse idoine, aussi bien à l’appel du chef de l’État qu’à celui du chef d’état-major de l’ANP, et de plusieurs personnalités et formations politiques, ainsi que de la société civile, conscients qu’il est inutile de prolonger davantage le temps d’une crise qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la stabilité des institutions, la cohésion de la société et l’état de l’économie, sans omettre les risques pesant sur la sécurité.
En tout état de cause, ceux qui militent en faveur d’une période de transition sont conscients que la phase de construction démocratique passe bel et bien par l’élaboration d’un consensus, aussi large que possible, pour permettre au peuple de revenir aux urnes, car il est l’unique dépositaire de la souveraineté.
De ce fait, il ne servirait à rien de vouloir retarder la date des élections, qui devraient se tenir le plus tôt possible dans des conditions transparentes et régulières. 
On rappelle que des politologues et des partis ont mis en garde contre les adeptes du report continu des élections et qui tentent d’imposer ces idées pour qu’elles soient portées par le mouvement  populaire qui affiche chaque semaine de nouvelles revendications. 
C’est également dans ce contexte que des déclarations ont eu pour teneur une exhortation à se mobiliser autour des institutions pour sauver ensemble l’Algérie, sans exclusion d’aucune des composantes de la nation.
L’accompagnement des revendications légitimes du peuple par les compétences nationales doit tenir compte de la nécessité d’éviter les divisions et promouvoir, au contraire, une écoute mutuelle, pour fédérer toutes les énergies dans un même élan visant la construction d’un avenir meilleur.
El Moudjahid

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