mardi 18 juin 2019 08:56:09

Devoir ultime

PUBLIE LE : 04-03-2019 | 0:00 | EL MOUDJAHID

À quelques heures de l'expiration du délai du dépôt des dossiers de candidature auprès du Conseil constitutionnel, sept postulants à la présidentielle du 18 avril se sont manifestés. Le huitième, c’est le Président Bouteflika, qui, dans une lettre adressée à la nation, hier, répond aux inquiétudes de ses compatriotes et prend des engagements fermes. À tous ceux qui demandent un changement politique, il déclare qu’au cas où il est élu, il prendra en charge une telle aspiration en lui donnant un contenu concret, avec un calendrier précis, à savoir la tenue d’une conférence nationale de consensus, animée par des personnalités indépendantes, ouverte à toutes les formations politiques, sans exclusion aucune, sur le même pied, dont l’objectif est de débattre librement, de dégager une plateforme politique, économique et sociale, et de proposer une réforme constitutionnelle à la hauteur des attentes du pays. À l’issue d’une telle rencontre, des recommandations pratiques doivent être adoptées pour permettre à l’Algérie de poursuivre, dans la stabilité et la sérénité, sa marche pacifique vers davantage de démocratie et de progrès. Les mots utilisés par le Chef de l’État sont assez forts, et traduisent une détermination et une conviction de réformer le système politique, d’élaborer une nouvelle Constitution qui sera soumise à l’approbation du peuple par voie référendaire et d’organiser une élection présidentielle anticipée à laquelle il ne serait pas candidat, assurant sa succession dans la sérénité et la stabilité, des acquis majeurs auxquels il tient par-dessus tout. Oui, il promet l’avènement d’une deuxième République, où les élections seront l’œuvre d’une institution indépendante qui aura la responsabilité exclusive, de les organiser dans les meilleures conditions possibles de liberté et de transparence.
Dans cette lettre à la nation, le Chef de l’État exprime son devoir ultime au service de l’Algérie et de son peuple de quitter le pouvoir avec les honneurs, tout en jetant les bases «d’une nouvelle république algérienne». Avec une grande sincérité dans le ton, et une honnêteté et une franchise dans les convictions, il lance ici un appel fraternel et solidaire : «L'Algérie est le plus grand honneur qui m’ait été fait tout au long de ma vie (…) Je vous invite instamment à écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire en faisant de l’échéance électorale du 18 avril prochain, l’acte de naissance d’une nouvelle république à laquelle le peuple algérien aspire.»
Un tel message d’espoir jaillissant du cœur et fruit de la raison, fédérateur, rassurant et d’une grande portée politique et historique, est celui d’un homme qui n’aime pas la surenchère et la polémique stériles, qui a le sens de l’État et qui place la dignité de ses compatriotes et les intérêts de l’Algérie au-dessus de tous. Oui, un homme qui n’a pas d’autre ambition que d’assurer une succession réussie et paisible, et de voir l’Algérie avancer vers davantage de démocratie et de progrès qui ne compte que sur elle-même pour surmonter toutes les épreuves et relever tous les défis.
EL MOUDJAHID
 

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