mardi 21 mai 2019 06:45:44

Souffleurs de brouillard

PUBLIE LE : 22-01-2019 | 0:00 | EL MOUDJAHID

Moins de quarante-huit heures après la convocation du corps électoral par le Président de la République, le ministre de l’Intérieur a fait état de cinq partis politiques et de six personnalités qui ont procédé au retrait des formulaires de candidature. Il s’agit des formations politiques suivantes : le Rassemblement algérien (RA), le Front des jeunes démocrates pour la citoyenneté (FJDC), le Front El-Moustakbal, le parti Ennasr El-Watani et Talai’e El-Hourriyet. Certains des six candidats indépendants se sont faits connaître par des déclarations publiques, d’autres pas encore, mais toujours est-il qu’on en est encore au début du processus et que les chiffres sont appelés à être revus constamment à la hausse. Les préparatifs des conditions matérielles et humaines pour le bon déroulement du scrutin du 18 avril ont commencé il y a six mois, et ils vont se poursuivre de manière à les rendre toujours meilleures. Il y a seulement quelques jours, dans le dernier Journal officiel, deux décrets présidentiels portant nomination de magistrats et de compétences indépendantes, choisies parmi la société civile, membres de la Haute instance indépendante de surveillance des élections, ont été publiés. À l’évidence, l’importance d’une telle instance, instituée en vertu des dispositions de la Constitution révisée en 2016, n’est plus à souligner. Dotée de larges prérogatives pour veiller au déroulement des consultations électorales dans la transparence, la probité et la neutralité, son rôle est crucial et sa mission hautement stratégique, car il s’agit, en améliorant sans cesse le processus électoral, de gagner non seulement la confiance de l’électorat, mais également de battre en brèche le discours démobilisateur de «l’élection truquée d’avance», surtout quand on sait qu’un tel processus exige l’adhésion et l’implication de tous les acteurs, à commencer par les formations politiques, l’élite intellectuelle, les candidats à l’élection, les citoyennes et les citoyens, et, bien entendu, les médias et tout ce qui constitue le paysage environnant. Vu l’expérience pluraliste relativement récente dans notre pays, puisqu’elle date de moins de trois décennies, en comptabilisant la «décennie noire», au cours de laquelle la violence terroriste a prédominé, force est d’admettre que les avancées enregistrées à ce niveau sont appréciables sous la conduite du Président Bouteflika, et qu’elles sont appelées à être renforcées, comme l’indique le principal animateur de la HISSE, par un certain nombre de facteurs et d’éléments, dont «l’accélération de l’utilisation des technologies modernes dans le recensement, la documentation, la communication permanente, la rigueur et la célérité dans la prise de décisions contre toute fraude dans toutes les étapes».
Les candidatures qui se sont manifestées montrent à quel point, au grand regret des souffleurs de brouillard qui se focalisent sur la candidature du Président en exercice, les esprits de la majorité de la classe politique évoluent dans le bon sens, celui qui veut que la raison d’être d’une formation politique ou d’un citoyen est de s’impliquer dans les affaires publiques de son pays, d’autant plus que les échéances électorales sont connues et respectées, que la visibilité est totale et que la course est ouverte. Toute forme de violence, fut-elle verbale, est nocive pour la démocratie qui avance par le débat libre, contradictoire, serein et constructif.
EL MOUDJAHID

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